Le Tour du Burkina sous domination européenne

Les Africains ont une roue de retard sur les équipes européennes dans le 15e tour du Burkina. Mal équipés, moins préparés que leurs adversaires du Nord, les Africains n’arrivent pas à occuper la tête du peloton.

Qui peut battre le Néerlandais Joost Legtenberg ? Difficile d’avancer un nom, tant le maillot jaune assure une imposante présence lors de cette quinzième édition du Tour du Burkina Faso. La chaleur caniculaire, qui sévit depuis le début du tour, ne semble pas avoir prise sur le sociétaire de Marco Polo Cycling Team. Pour l’instant, aucun Africain n’a gagné une étape. Même l’espoir marocain Abdelati Saadoune a perdu sa troisième place au classement général. Lors de la sixième étape disputée mardi dernier, tous les regards étaient tournés vers le coureur burkinabé Saïdou Rouamba. Les spectateurs attendaient une victoire africaine pour battre en brèche l’insolente domination européenne.

Deux étapes en une

La 6e étape a été divisée en deux courtes étapes : Ouaga-Kaya (101,5 km) et, dans l’après-midi, Kaya-Ziniaré (66,100 km). La première a été remportée par le Néerlandais Ram Deward en 2h 30 mn 5 s avec une moyenne de 40,5 km/h. Les coureurs ont quitté la Place de la Nation très tôt le matin avant que le soleil ne se transforme en une boule rouge. A mi-parcours, deux coureurs, Eugène Lokossou et Pafadnam, sont victimes d’une chute. Blessé légèrement, Pafadnam rejoint le peloton, tandis que son camarade s’est vu empêcher de poursuivre son aventure par le médecin du tour.

Dans l’après-midi, lors de la seconde étape, c’est le Belge Steve Tijs qui s’est imposé en 1h 34 mn 43 s avec une moyenne de 41,871 km/h. Saïdou Rouamba, l’espoir burkinabé, termine 8e. Le classement général n’a pas subi de grands changements. Le maillot jaune reste, plus que jamais, la propriété de Joost Legtenberg, qui a terminé 7e lors de cette étape.

La prochaine étape, Ouaga-Koupela, longue de 136 km, qui se court ce mercredi, risque encore de creuser l’écart entre les Européens et les Continentaux. Un sursaut d’orgueil n’est pas à exclure !