Le prix de 25 000€ de lettera27 remporté par la réalisatrice kényane Hawa Essuman

Cordoue, 18 octobre 2012. Dans le cadre du Festival de cinéma africain de Cordoue, la fondation italienne lettera27, financée en partie par Moleskine, a remis aujourd’hui 18 octobre le fonds de 25.000 euros pour le développement du projet Djin (Le vent du destin) de la réalisatrice Hawa Essuman. La réalisatrice du Kenya d’origine ghanéenne a également été récompensée cette année par le Festival international de cinéma de Durban, en Afrique du Sud, pour le scénario de son film Logs of War. Ce même scénario a été sélectionné dans le Festival international du film documentaire d’Amsterdam (IDFA).

Parmi les sept longs-métrages de fiction sur l’Afrique ayant participé dans le IV Forum de Coproduction África Produce, Djin a été nommé en tant que meilleur projet présenté. Baptisé Le Regard du réalisateur, le fonds sera destiné à la réalisation de Djin, long-métrage qui raconte l’histoire d’une contrée côtière du Kenya où se côtoient mythologie et tradition et ou la modernité tente de s’infiltrer.

Le jury, qui se compose cette année de Newton I. Aduaka, réalisateur nigérian et du producteur sud-africain Steven Markovitz, a insisté sur « la qualité des projets en compétition, ce qui nous confirme que le futur des cinématographies d’Afrique est prometteur ». Dans ce sens, les membres du jury ont attribué une mention spéciale (sans dotation économique) au troisième scénario de long-métrage de la réalisatrice kényane Mira Tanna-Händel, intitulé Salme’s Freedom (La liberté de Salme).

Mane Cisneros, directrice du festival, a souligné que ce fonds « n’est pas seulement une dotation économique mais aussi un soutien et une assistance au projet qui pourra compter à tout moment sur la fondation lettera27 et le festival. Nous accompagnerons Hawa Essuman du début jusqu’à la fin ».

Ce qui veut donc dire que le projet bénéficiera de la recherche de producteurs, de sponsors et de campagnes de récolte de fonds ou de financement participatif. Le Festival de cinéma africain de Cordoue-FCAT participera au lancement international du film en le projetant une fois terminé.

Ainsi, le FCAT Cordoue, qui a lieu du 13 au 20 octobre, n’est pas seulement un espace de projection de films mais aussi un lieu de rencontre et de dialogue entre réalisateurs et public espagnol et international de producteurs, distributeurs et bailleurs de fonds, dans le but de consolider la coproduction filmique.

Le Forum de coproduction hispano-africain África Produce fait partie du programme du FCAT Espacio Profesional qui célèbre cette année sa quatrième édition. L’objectif de cet espace est de permettre le contact entre réalisateurs africains et producteurs européens qui souhaitent travailler ensemble.

À propos de lettera27 et Espacio Profesional (Rencontres Professionnelles):

Lettera27 est une association italienne à but non lucratif financée en majorité par Moleskine. Sa mission est de fomenter l’alphabétisation, l’éducation et l’accès au savoir et à l’information à travers le monde, notamment dans les pays en voie développement.

FCAT Espacio Profesional se voue à la consolidation de la coopération entre les professionnels du cinéma africain, espagnol et du reste du monde. FCAT Espacio Profesional 2012 comporte deux sections: Le IV Forum de coproduction África Produce et une série de conférences et de tables rondes qui aborderont les sujets majeurs du financement, de la production, distribution et exploitation cinématographique de films africains.

Film ggnant du prix de lettera27 :

Djin, de Hawa Essuman (Ghana, Kenya)

Djin raconte une histoire qui se déroule dans une région côtière du Kenya, où règnent mythologie et tradition. Tandis que la modernité essaie de s’infiltrer, un vent amenant un esprit, le Djin, souffle, choisit des personnes et les motive à réaliser leur désirs.

Hawa Essuman, né en 1980, est une créatrice kényane d’origine ghanéenne. Actrice, productrice, scénariste et réalisatrice, elle a travaillé dans le monde du théâtre, comme productrice de documentaires et réalisatrice de cinéma et de télévision.

Mention spéciale :

Salme’s freedom, de Mira Tanna-Händel (Kenya)

Zanzibar, XIXème siècle. Fatiguée par le manque de liberté, Salme, la plus jeune fille du sultan, fuit avec un commerçant allemand dont elle tombe amoureuse.

Mira Tanna-Händel est née au Kenya d’une famille indienne et vit à Berlin. Elle a écrit et dirigé plusieurs reportages, documentaires et courts-métrages pour la BBC, Channel 4 ou ARD. Salme’s Freedom est son troisième scénario de long-métrage.

Les autres films présentés en compétition :

Kiloshe, de Victoria Thomas (Sierra Leone)

Ade est un étudiant et musicien nigérian vivant à Édimbourg et qui décide de se rendre à Lagos pour le mariage de sa sœur. À son arrivée, une série de malentendus l’entraîne dans une situation comique et extravagante dont il ne peut s’échapper que difficilement.
Victoria Thomas s’est spécialisée dans la comédie, où elle a gagné plusieurs récompenses grâce à ses courts-métrages. Vivant à Édimbourg, elle a été élève dans le stage d’été de la Berlinale 2009 et nominée aux Meilleurs nouveaux talents des BAFTA Awards en 2011. Elle est professeure invitée du BA Creative Entrepreneurship de la Glasgow School of Art. Elle est également experte en réseaux sociaux et leur exploitation pour réalisateurs.

Salme’s freedom, de Mira Tanna-Händel (Kenya)

Zanzibar, XIXème siècle. Fatiguée par le manque de liberté, Salme, la plus jeune fille du sultan, fuit avec un commerçant allemand dont elle tombe amoureuse.

Mira Tanna-Händel est née au Kenya d’une famille indienne et vit à Berlin. Elle a écrit et dirigé plusieurs reportages, documentaires et courts-métrages pour la BBC, Channel 4 ou ARD. Salme’s Freedom est son troisième scénario de long-métrage.

Sweet Justice, de Ekwa Msangi-Omari (Tanzanie, E.U, Kenya)

Saran retourne au Kenya pour enterrer son mari, mort dans les violences qui ont suivi les élections. Elle découvre bientôt qu’il s’agit d’un assassinat censé couvrir un réseau de trafiquants d’enfants que son mari traquait.

Ekwa Msangi-Omari, née en Tanzanie, a été élevée au Kenya et vit à Brooklyn (New York). Elle a travaillé dans des initiatives professionnelles telles que Tribecca All Access, le Festival du cinéma africain de New York ou Completion films.

La bâtarde, d’Uda Benyamina/Malik Rumeau (Maroc, Syrie, France)

La bâtarde raconte la vie difficile de Dounia, une adolescente qui commence a devenir une femme dans un ghetto dans lequel elle essaie de régner jusqu’à ce qu’elle rencontre Lucas.

Uda Benyamina est née au Maroc. Elle vit actuellement à Paris. Elle a étudié dans plusieurs écoles d’art dramatique telles que la ERAC, l’Académie de Minsk, en Biélorussie ainsi que la prestigieuse Actor’s Studio de New York. Elle a dirigé plusieurs courts-métrages diffusés par la télévision française.

La Bande à Salomon, de Kivu Ruhorahoza (Rwanda)

Salomon, fils d’un dictateur africain, mène une vie de rock star à Paris. De retour d’une soirée, il subit une agression. Son père l’oblige alors à engager un garde du corps et un magicien pour lutter contre le mauvais sort.

Kive Ruhorahoza est un jeune réalisateur émergent du cinéma rwandais. Le succès international de son premier long-métrage, Material Girls (sélectionné au FCAT 2012) lui a permis d’obtenir le soutien nécessaire pour son second long métrage, Jomo.

À propos du Festival de cinéma africain de Cordoue

Le festival a lieu du 13 au 20 octobre. Il s’agit d’une voyage cinématographique à travers le vaste continent africain avec près de 100 films provenant de 28 pays différents ainsi que des activités pour professionnels, des expositions et des ateliers de musique et de danse. Le palmarès du festival sera révélé demain 19 octobre.

Après 8 ans à Tarifa, le festival s’est installé à Cordoue. Le festival est devenu une référence pour les cinéma africains d’Europe. De plus, c’est le seul évènement espagnol comportant des sections à compétitions consacrées aux productions africaines, et l’un des plus important du monde.