Le Maroc de Mohammed VI nie toute implication dans l’échec de la tentative de coup d’Etat au Gabon

Mohammed VI lors d'une visite à Ali Bongo, en convalescence au Maroc

Plusieurs médias gabonais ont fait un lien entre la présence du roi Mohammed VI en villégiature au Gabon pour les fêtes de fin d’année et l’échec rapide de la tentative de coup d’Etat de ce lundi 7 janvier. Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a réfuté catégoriquement ces supputations affirmant dans une déclaration à l’AFP dès le 8 janvier qu’il «n’y a aucune présence militaire marocaine au Gabon». Mais au final, l’absence de réaction d’Ali Bongo continue de laisser libre court à toutes les spéculations possibles.

Le roi du Maroc, Mohammed VI, était en villégiature au Gabon, où il a passé une partie des fêtes de Noël. Mais la présence du souverain chérifien alimente de nombreuses questions et rumeurs alors que justement son ami, le Président Ali Bongo est lui même en convalescence à Rabat après son Accident Cérébral Vasculaire, AVC.

Si dans un premier temps il a semblé probable que Mohammed VI était venu au Gabon pour préparer les vœux du nouvel an d’Ali Bongo, effectués depuis le Maroc, la façon dont s’est déroulée, et a échoué, la tentative de coup d’Etat de ce lundi, laisse place aujourd’hui à d’autres supputations. La jeunesse des putschistes, leur faible nombre, la vitesse a laquelle ils ont été défait, le fait qu’ils aient cité les personnes qu’ils soutenaient, les impliquant ainsi sans doute contre leur gré dans cette tentative vouée à l’échec, tout cela laisse planer de nombreuses questions.

Mais pour Nasser Bourita, la présence de militaires marocains au Gabon n’est qu’une rumeur sans fondement. Les questions liées à cette tentative de coup d’Etat perdue d’avance restent donc entières dans l’attente d’une prise de parole du Président Ali Bongo, chaque jour espérée par la population gabonaise. Alors que le porte parole de la Présidence du Gabon Ike Ngouoni avait déclaré le 3 Janvier dernier dans L’union : « Chaque jour le Président travaille. Il tient des réunions quotidiennes avec ses collaborateurs au cours desquelles sont traités les grands dossiers qui engagent le pays« , on peut raisonnablement s’inquiéter de son absence de réaction à cette tentative de coup d’Etat.

Consciente de cette fragilité du pouvoir, la société civile gabonaise : « La plateforme nationale de la société civile libre du Gabon appelle les responsables institutionnels et politiques de la République gabonaise à un sursaut patriotique et au respect de la Constitution en appliquant les dispositions relatives à la vacance de la présidence de la République. Seules conditions, pour éviter un nouveau feuilleton dans la marche actuelle vers un chaos inéluctable », a déclaré Georges Mpaga, président du ROLBG.