Le Maroc accélère sa production automobile

A l’occasion du salon des technologies de l’automobile qui se déroule à Casablanca jusqu’à dimanche, le Maroc compte créer des partenariats avec les entreprises européennes dans le secteur de la sous-traitance. Secteur en plein boom au Royaume chérifien.

La première édition du salon des technologies de l’automobile,  » TEC Auto « , s’est ouverte jeudi à la Foire internationale de Casablanca. Jusqu’à dimanche, des entreprises étrangères (France, Espagne, Portugal, Tunisie, Sénégal), fabricants et importateurs, viendront témoigner de leur intérêt pour le marché de l’automobile marocain qui devrait connaître une hausse de 10% cette année.

Le Maroc veut profiter de cette occasion pour promouvoir son secteur de la sous-traitance automobile, qui connait un véritable décollage depuis quelques années, et montrer que la politique menée pour le développement du secteur industriel a donné des résultats, notamment le projet de la voiture économique.

Le Maroc exporte sa technologie

 » L’une des conséquences du projet de la voiture économique a été la création d’un tissu industriel qui a attiré un grand nombre de fournisseurs de renommée mondiale. Dans ce domaine, le pays a développé une technologie et une expertise qui sont aujourd’hui exportées « , explique dans  » L’Economiste  » Abdellatif Ajana, directeur général de Sopriam, importateur exclusif de Peugeot et Citroën.

Le Maroc mise donc beaucoup sur la sous-traitance, secteur à fort potentiel exportateur. La valeur des exportations a dépassé les 120 millions de dollars en 1998, avec un taux de croissance de près de 100% entre les années 1994 et 1998. Le secteur compte environ 70 unités employant près de 11 000 personnes.

Le Maroc passe à l’Euro

Une importante délégation de la Fédération française des industries des equipements pour véhicules (FIEV) est à Casablanca pour étudier les opportunités de délocalisation de la production de différents composants automobiles et nouer des contacts avec les sous-traitants locaux.

On sait par exemple que Renault France ambitionne de produire près de 4 millions de véhicules en 2010, dont la moitié sera fabriquée à l’étranger. Le Maroc pourrait bien en profiter. Pour se mettre au diapason de ses partenaires, le Royaume chérifien a d’ores et déjà aligné sa monnaie sur l’Euro.