Le Mali demande la levée des sanctions imposées par la CEDEAO et l’UA

Le colonel Abdoulaye Diop
Le colonel Abdoulaye Diop

Les nouvelles autorités de la Transition malienne ont demandé, ce mardi 6 septembre, la levée des sanctions infligées à leur pays par la CEDEAO et l’Union Africaine.

La troisième réunion du Groupe de soutien à la Transition, tenue à Lomé, au Togo, a été une opportunité pour le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, pour plaider pour un «examen favorable» du cas malien. Brandissant les progrès réalisés pour mettre fin à la crise politique dans son pays, le chef de la diplomatie malienne a appelé à la fin des sanctions encore en vigueur contre Bamako.

«L’une des priorités majeures du gouvernement de Transition reste l’organisation d’élections libres, transparentes et crédibles en vue du retour à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé dans le délai de 24 mois», a déclaré Abdoulaye Diop. C’est à compter de mars 2022 que le délai de deux ans pour la tenue d’élection commence à courir.

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Après la promesse des autorités maliennes d’organiser des élections en 2024, la CEDEAO a levé les sanctions financières et commerciales infligées au Mali en janvier 2022. Seulement, la suspension du Mali des deux organisations africaines est restée en vigueur, de même que des sanctions individuelles infligées par la CEDEAO, en fin 2021, contre une centaine de membres de la junte militaire.

«Le gouvernement du Mali demande la levée de ces mesures afin de favoriser une pleine coopération avec tous les partenaires», a insisté Abdoulaye Diop devant le groupe mis en place par l’Union Africaine, en 2020. Le Mali a été suspendu par l’UA et la CEDEAO, une première fois après le putsch de 2020, puis après le second coup d’Etat de mai 2021.

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