
Le Kenya intensifie ses efforts pour sécuriser l’organisation de la CAN 2027 avec l’Ouganda et la Tanzanie. Face aux doutes de la CAF, Nairobi annonce un investissement financier majeur pour rassurer sur sa capacité d’accueil. Le pays s’engage aussi à accélérer les travaux d’infrastructures encore en retard.
Nairobi ne compte pas laisser passer sa chance une troisième fois. Après les rendez-vous manqués de 1996 et 2018, le Kenya affiche une détermination farouche à co-organiser la Coupe d’Afrique des Nations 2027 aux côtés de l’Ouganda et de la Tanzanie. Malgré les rapports d’inspection de la Confédération Africaine de Football (CAF) pointant de sérieux retards, le gouvernement kényan multiplie les gages de bonne foi pour dissiper les doutes sur sa capacité à tenir ses engagements.
Un investissement massif pour prouver sa crédibilité
Le ministère kényan de la Jeunesse, des Sports et de l’Économie créative a frappé un grand coup en annonçant le versement de 30 millions de dollars à la CAF. Cette somme, correspondant aux frais d’organisation, vise à démontrer la solidité financière du pays face aux rumeurs de retrait ou de report de la compétition.
Par ce geste, le président William Ruto réaffirme l’engagement inébranlable de son administration à offrir un tournoi de haut niveau. Pour piloter ce chantier titanesque, un nouveau comité d’organisation multi-acteurs, mêlant expertise publique et secteur privé, a été mis sur pied afin d’optimiser la gestion des ressources.
La course contre la montre pour les infrastructures
Le principal défi reste cependant celui du béton et de l’acier. Le dernier rapport de la CAF est sans appel : aucun des stades proposés à Nairobi ne répond actuellement aux normes internationales. Qu’il s’agisse du Centre international des sports Moi à Kasarani ou du futur stade Talanta, les travaux nécessitent encore des interventions majeures.
Face à ces réserves, le gouvernement a promis une accélération immédiate des chantiers. Outre les enceintes sportives, les autorités se concentrent sur les terrains d’entraînement, les systèmes de transport et les infrastructures logistiques pour rattraper le temps perdu et convaincre les inspecteurs lors de leur prochaine visite.
Une organisation régionale aux ambitions simplifiées
Au-delà de l’aspect purement sportif, le Kenya et ses partenaires est-africains misent sur une expérience facilitée pour les supporters et les délégations. Nairobi a d’ores et déjà annoncé des mesures exceptionnelles concernant la fluidité des visas, les procédures douanières et des exonérations fiscales spécifiques pour l’événement.
L’objectif est de transformer ce défi sécuritaire et logistique en une vitrine pour la région. En dépit du spectre des échecs passés, le Kenya se dit prêt à relever le défi de la diffusion et de la sécurité, assurant que toutes les garanties institutionnelles sont désormais en place pour accueillir l’Afrique du football en juin 2027.




