Le jour de la presse

La 10ème journée internationale de la liberté de la presse coïncide avec le début des 4ème Journées de la Presse Arabe Francophone, organisée en coopération par l’Union des Journalistes Algériens et l’Union Internationale des Journalistes et de la Presse de Langue Française à partir du 3 mai.

Autant d’événements qui tombent à point nommé pour défendre la liberté d’expression des journalistes, dont de récentes remises en cause, au Maroc et en Tunisie, au Zimbabwe ou au Burkina Faso, nous rappellent qu’elle est toujours fragile, toujours à reconquérir.

Ouvrant les journées algéroises, le Président du CSA français, Hervé BOURGES, a déclaré ce matin qu’ « il n’est plus possible de contraindre au silence un journaliste, ou de l’étouffer sans bruit en le privant de relations avec l’extérieur. La mondialisation des communications, c’est aussi l’impossibilité pour un Etat, quel qu’il soit, fût-il aussi puissant que les Etats-Unis, ou aussi petit que Sao Tome, de faire régner l’omerta sicilienne. Car Internet donne très vite un relais universel à une information que l’on croyait cacher. »

C’est ce qui s’est passé récemment avec l’interdiction du Journal sur le sol marocain, c’est le sens du retentissement universel que prend la grève de la faim de Taoufik Ben Brik. Les régimes autoritaires cèdent avec nervosité à leurs démons museleurs… Mais cette nervosité trahit aussi une prise de conscience : il ne leur sera plus possible d’orchestrer demain des élections où leurs dirigeants obtiendront plus de 99% des suffrages, comme ce fut encore le cas de Ben Ali cette année !

La liberté de la presse au Maghreb est inscrite dans cette évolution : elle sera de mieux en mieux assurée, parce qu’elle devient inévitable. A cela, au moins, Internet est bon !