Le conflit au Soudan du Sud, au coeur de la visite d’Obama en Ethiopie

Le Président Barack Obama effectue une visite en Éthiopie, depuis ce lundi. Il s’agit d’un moment historique puisque qu’aucun Président américain ne s’était rendu dans ce pays de la corde de l’Afrique. Le conflit qui fait rage au Soudan du Sud sera l’un des principaux sujets mis sur la table.

Après sa visite au Kenya, pays d’origine de son père, le Président Barack Obama s’est envolé ce dimanche pour Éthiopie, où il effectuera une visite de deux jours. Aucun Président américain ne s’était jusqu’à présent rendu dans ce pays, qui n’a jamais été colonisé. A son arrivée, il a été accueilli à Addis Abeba par le Premier ministre Hailemariam Desalego. La lutte contre le terrorisme ainsi que la situation qui prévaut au Soudan du Sud vont être au cœur de cette visite inédite.

Les États-Unis considèrent l’Éthiopie comme un partenaire important, particulièrement en matière de sécurité en Afrique de l’Est. Dans cette région, les insurgés somaliens shebab commettent régulièrement des exactions. L’Éthiopie joue un rôle primordial dans la lutte contre les shebab avec plus 4 000 hommes dans les rangs de la force de l’Union Africaine en Somalie.

Les défenseurs des droits de l’Homme espèrent que la visite de Barack Obama sera l’occasion d’aborder la situation des Éthiopiens en matière de droits de l’Homme. Ce pays de la corne de l’Afrique fait régulièrement l’objet de critiques. D’autant plus, que le département d’État américain a évoqué dans son dernier rapport sur les droits de l’Homme en Éthiopie, de restrictions à la liberté d’expression, de harcèlement et d’intimidation des membres de l’opposition et des journalistes.

Ce lundi, le Président américain va tenir un sommet sur la situation au Soudan du Sud, qui est en proie à une guerre civile depuis un an et demi. Des sanctions sont prévues si l’accord de paix n’est pas signé avant le 17 août prochain. Sept cessez-le-feu ont déjà été signés par le camp du Président sud-soudanais Salva Kiir et les rebelles dirigés par son ancien vice-président, Riek Machar.

Avant son départ, le Président américain va s’adresser aux membres de l’Union Africaine et ainsi les exhorter à s’impliquer davantage dans le respect de sa propre Charte de la démocratie, des élections et de la gouvernance.

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