Le Burkina-Faso en quête d’investisseurs en France

Le Burkina-Faso organise du 20 au 25 novembre des journées économiques à Paris et à Lyon. L’événement vise à présenter aux investisseurs français les potentialités économiques de ce pays d’Afrique de l’Ouest. Au programme, des rencontres directes entre opérateurs économiques des deux pays, des expositions…

«Il faut composer avec la crise», estime Beyon Luc Adolphe Tiao, l’ambassadeur du Burkina Faso en France. Selon lui, il est inopportun de reporter la 4e édition des journées économiques du Burkina Faso qui se tiennent à Paris et à Lyon dès ce jeudi jusqu’au 25 novembre, car « personne ne sait quand cette crise va se terminer ».

Cent cinquante opérateurs économiques du pays sahélien, conduits par Tertius Zongo, le Premier ministre, rencontreront, du 20 au 25 novembre, des investisseurs français à Paris et à Lyon. Objectif : leur présenter les potentialités et les facilités d’investissements au Burkina Faso.

Ce rendez-vous s’inscrit dans le cadre de la 4é édition des journées économiques du Burkina-Faso en France. Cette année, la rencontre qui se veut la « vitrine du dynamisme et des potentialités économiques » est organisée autour de journées professionnelles et grands publics, des rencontres directes entre opérateurs économiques, expositions etc…

Agriculture, secteur prioritaire

Le Burkina Faso, pays d’Afrique occidentale récemment théâtre de violents manifestations contre la crise alimentaire, entend bien donner une priorité au secteur agricole lors de ces journées. Selon M. Tiao, un partenariat est en cours d’étude en vue de l’installation d’une industrie de transformation, notamment dans la filière coton dont le pays est le deuxième producteur d’Afrique subsaharienne.

Un autre secteur que les Burkinabès veulent mettre en avant et duquel les investisseurs français sont absents, celui des mines. Selon Dramane Millogo, conseiller économique de l’ambassadeur, « en 2007, le Burkina Faso a produit plus 9.000 tonnes d’or et délivré plus d’une centaine de permis d’exploration. » Des projets de transformation du karité seront également présentés. Occitane, la société française de cosmétique, est déjà présente sur ce créneau dans ce pays.

La France, rappelons-le, reste le premier partenaire économique du Burkina Faso. En septembre 2008, la Banque mondiale et la société financière internationale classent trois Etats africains au sein des dix premiers pays qui ont mené le plus de réformes pour faciliter la pratique des affaires sur leurs propres territoires. Parmi eux, le Burkina Faso. Cette classification sera, sans doute, l’un des arguments clés que des opérateurs économiques burkinabès pour convaincre les investisseurs français lors de ces journées économiques.