La voix de la musique angolaise

Un pays, une voix, une musique, une œuvre. L’étoile angolaise, Bonga, vient juste de sortir un best of de toute beauté. Les connaisseurs apprécieront la bonne sélection proposée, les profanes découvriront un artiste complet sachant allier la danse à l’émotion.

Enfin un best of qui ne trahit pas son nom. Avec « O melhor
de Bonga » , Bonga a rassemblé dans un même album quelques uns de ses meilleurs titres. Une réussite. L’artiste angolais prouve une fois de plus que le monde lusophone africain n’a pas pour seul ambassadeur une certaine diva aux pieds nus.

Pour tout ceux qui ne connaissent pas encore Bonga, il est grand temps de s’y mettre. Et cette très bonne compilation est l’occasion rêvée. Les profanes découvriront avec bonheur l’univers musical complet d’une des grandes figures artistiques angolaise. Musiques pour danser ou musiques mélancoliques, il sait tout faire. Tout en souplesse et en sensibilité.

Du rire aux larmes

Preuve en est que Bonga l’ancien, n’a pas sa carrière derrière lui, trois titres de la compilation ont été tirés de  » Mulemba Xangola « , le dernier album de l’artiste. Afro zouk très musical – où l’on notera la présence, trop rare dans le domaine, d’un bel accordéon – ou Saudade (blues portugais), la palette de talents de l’Angolais est très riche. D’autant qu’il ne se contente pas d’une bonne production pour séduire. Car Bonga a aussi et surtout pour lui une voix. Une voix inimitable à la fois stable et éraillée. Une voix qui se prête à merveille à tout ce qu’il veut chanter.

Si vous aimez la grande Cesaria Evora, vous aimerez immanquablement Bonga. A la fois si semblables et si différents. L’une du Cap Vert, l’autre de l’Angola, tous deux artisans d’une même musique. « O melhor
de Bonga », est un album non pas d’exception mais de qualité, qui a tout à fait sa place sur les étagères de n’importe quelle discothèque. Un bonne idée cadeau à l’approche des fêtes.

Bonga,  » O melhor
de Bonga
 » , Lusafrica 2001

Commander l’album