La Tunisie, terre d’investissements

La Tunisie, eldorado des investisseurs étrangers ? C’est ce que laissent penser les bons chiffres de création d’entreprises sur le sol tunisien ces dernières années. Malgré cela, le pays doit encore faire ses preuves dans certain secteurs.

Plus de 2 330 entreprises étrangères sont actuellement implantées en Tunisie. Elles étaient 800 au début des années 90. 200 entreprises ont été créées l’année dernière. De très bons chiffres, défendus par Hammouda Hamdi, Secrétaire d’Etat auprès du ministère de la Coopération internationale et de l’investissement extérieur, devant les entrepreneurs étrangers réunis à Tunis pour une journée d’information :  » l’environnement de l’investissement en Tunisie « .

Hammouda Hamdi a souligné les mesures prises par le gouvernement tunisien ces dernières années pour renforcer la compétitivité de l’entreprise et améliorer l’environnement de l’investissement. On peut noter un approfondissement de la libéralisation de l’économie, l’allègement des procédures administratives, la multiplication des zones industrielles, la revalorisation des ressources humaines, le développement d’Internet et la création de parcs technologiques. Par ailleurs, l’accord de partenariat avec l’Union Européenne stimule la mise à niveau de l’industrie, des infrastructures et du secteur financier.

Points faibles

Le verdict de la Coface va dans ce sens.  » La politique prometteuse de diversification et d’ouverture économique de la Tunisie ainsi que la stabilité du pays encouragent les investisseurs « , explique-t-on au groupe français d’assurance à l’exportation. Ce dernier pointe pourtant des points faibles : ressources naturelles modestes, rythme des réformes structurelles (notamment les privatisations) lent limitant les flux d’investissement directs, secteur bancaire criblé de dettes par d’importantes créances douteuses et chômage élevé (15% de la population active et 30% chez les plus jeunes).

 » Les efforts du gouvernement seront axés sur la consolidation et l’adaptation de notre système bancaire, la modernisation des services aux assurances et l’amélioration du système fiscal  » a assuré Hammouda Hamdi. Après les paroles, les investisseurs attendent à présent des actes.

Lire aussi

L’économie maghrébine à la loupe ;

Panorama des risques économiques en Afrique subsaharienne ;

La Coface parie sur le Web.