La Coface parie sur le Web

La Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur parie sur le Web pour développer ses activités et faire converger ses métiers.

Coface SCRL, filiale de la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur, parie sur l’Internet pour faire converger l’ensemble de ses métiers. Fort d’un chiffre d’affaires de 450 millions de francs français, le numéro un français de l’information économique et du recouvrement, particulièrement actif en Afrique, vient de lancer une plate forme en ligne ( » pack rating « ), alliant renseignement commercial, présentation de l’activité, information économique, recouvrement et accès à la garantie.

Objectif numéro un : constituer un portefeuille de clients et un suivi précis afin de rendre plus pertinentes ses politiques de crédits établies à partir d’audits de risque. La formule permet également de déclencher une procédure de recouvrement auprès de la Coface SCRL ou encore un système d’alerte en cas de détérioration du  » risque client « .

B2B : un marché de 7000 milliards de dollars

Cette mutation de l’assureur semi-public fait suite à la création, il y a de cela deux ans, d’un système de notation de créances commerciales, le  » rating « .

Plus récemment, la Coface a mis en place un label de qualité désignant les entreprises fiables en commerce interentreprises (B2B). Il certifie la notation d’une entreprise et facilite les cautions financières.

La Coface cherche ainsi à se positionner sur ce que les spécialistes estiment être l’avenir du e-commerce : les échanges commerciaux entre entreprises. Si la forme la plus connue du e-commerce aujourd’hui est le B2C (entreprise à consommateurs), la révolution du commerce numérique dans les cinq à dix ans à venir sera le B2B. Des échanges commerciaux permettant, dans un contexte d’économie globalisée, aux entreprises d’acheter et de vendre entre elles sans autres intermédiaires que le Web. Le B2B constitue actuellement 90% du commerce électronique. Estimé à 145 milliards de dollars US, le volume de ces échanges pourrait atteindre 7000 milliards de dollars en 2004.