La révision Constitutionnelle de l’Algérie sera discutée mercredi au Parlement

Le Parlement algérien se réunira mercredi à Alger pour une révision partielle de la Constitution, selon le souhait du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a-t-on appris mardi de source officielle.

Le Mouvement de la société pour la paix (MSP), de tendance islamique, ainsi que le Front de libération nationale (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND), duquel est issu le chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, ont annoncé ce mardi lors d’une conférence de presse à Alger qu’ils voteront en faveur de la révision. La Constitution actuelle limite à deux le nombre de mandats présidentiels, mais ce ne sera plus le cas si la révision est adoptée.

Ces trois partis, qui constituent l’alliance présidentielle disposent de la majorité des deux tiers des sénateurs et des députés requise pour l’adoption de la révision constitutionnelle. Le Parti des travailleurs a aussi annoncé son soutien à cette révision.

Layachi Daâdouaâ et Miloud Chorfi, respectivement présidents du groupe parlementaire du FLN et du RND et Abdelaziz Belkaïd, membre du bureau national du MSP ont aussi annoncé leur soutien à la proposition de la suppression du poste de chef du gouvernement afin d’instaurer celui de Premier ministre.

Le FLN et le RND veulent aller plus loin en proposant l’initiative d’une réforme plus approfondie de la Constitution.

A la différence de ces partis, le représentant du MSP n’a pas réclamé de révision plus approfondie de la loi fondamentale. Le RND et le FLN justifient cette demande par le fait que la dernière révision de la Constitution opérée avant l’arrivée d’Abdelaziz Bouteflika au pouvoir était intervenue dans des conditions particulières caractérisées par l’instabilité, ce qui n’est plus le cas à l’heure actuelle, selon eux.

Les trois responsables des partis de l’alliance présidentielle ont indiqué que le fait que la levée de la limitation du nombre de mandats du président dénote de la volonté du gouvernement de redonner au peuple la liberté d’exprimer son choix à travers un vote pour désigner les responsables de l’Etat.

Tous les responsables des partis se sont félicités du fait que les amendements de la Constitution concernent aussi la volonté de redonner à la femme sa véritable place au sein des institutions élues en ajoutant qu’une loi organique va réglementer cette décision.

La même satisfaction a été exprimée à propos de la protection des valeurs de la Révolution de novembre.

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