Algérie : Bouteflika annonce la révision de la Constitution

Ce qui n’était qu’une simple approximation, il y a quelques semaines, vient de se confirmer ce mercedi. Il s’agit de la révision constitutionnelle permettant au président en exercice, Abdelaziz Bouteflika, de se porter candidat à sa propre succession pour la troisième fois.

La Constitution algérienne limite les mandats présidentiels à deux mandats. Le chef de l’Etat algérien Abdelaziz Bouteflika a décidé de la réviser pour briguer un troisième mandat. C’est ce qui a été annoncé ce mercredi à l’occasion de l’ouverture de l’année judiciaire lors d’un discours prononcé par le président devant les magistrats. A en croire des sources bien informées, cette révision sera partielle et limitée et se fera par voie parlementaire. Mais le recours à un référendum pour appuyer cette décision n’est pas à exclure.

De quoi faire réagir l’opposition

Durant son intervention, le chef de l’état algérien s’est focalisé sur la protection des symboles de la « glorieuse révolution », à savoir l’exercice des pouvoirs conformément au choix du peuple. Les changements qu’il propose devrait « permettre au peuple d’exercer son droit légitime à choisir ses gouvernants et à leur renouveler sa confiance en toute souveraineté ». Peu de détails ont été livrés sur les articles qui seront amendés.

Le président algérien a longtemps gardé le silence sur cette révision constitutionnelle que l’on devinait dans les discours officiels. La réaction des différents partis politiques algériens ne devraient pas se faire attendre. La date des élections présidentielles, prévues en avril, s’approche, et aucun candidat à la magistrature suprême n’émerge encore des rangs de l’opposition. Le flou continue d’entourer la volonté politique des différentes formations qui ne s’expriment que rarement. Beaucoup d’observateurs parlent à ce propos de « paralysie du champ politique algérien ». L’annonce d’Abdelaziz Bouteflika devrait mettre fin à cette apathie politique.