La Mauritanie rurale se connecte au réseau

En inaugurant le premier noeud Internet dans la région de Rousso (sud du pays), les autorités concrétisent leur ambition : que chaque citoyen puisse accéder à la Toile.

Internet à tous les étages ! Tel pourrait être le slogan des autorités mauritaniennes. Ces dernières viennent de lancer la première étape d’un projet de connexion des régions intérieures de cet immense pays où deux millions de personnes vivent sur un territoire de 1.025 000 kilomètres carrés.

Depuis jeudi dernier, la wilaya de Trarza (sud), plus précisément, la commune de Rosso, est connectée, via un noeud Internet installé sur décision du secrétariat d’Etat des technologies nouvelles.

Cyber-cafés, cyber-thés

A terme, toutes les wilayas (préfecture) du territoire seront reliées au réseau national. Les agents économiques locaux et la population pourront  » accéder à l’ensemble des services et opportunités liés à cette technologie de pointe « , assure l’Agence mauritanienne d’information (Ami) .

L’initiative vise à gommer les cloisonnements entre régions administratives et faciliter les partenariats économiques, ou encore, promouvoir la production locale à l’étranger.

L’originalité de ce projet auquel sont associés les opérateurs privés, tient au fait que des cyber-cafés et des cyber-thés viendront s’y greffer à raison d’une structure par chef lieu.

Cette mesure fait suite à une série d’initiatives gouvernementales qui témoignent d’une volonté affichée du Premier ministre Ould Mohamed El Kory  » de promouvoir ces outils modernes d’acquisition et de diffusion du savoir, de création de richesses et d’ouverture sur le monde « . Dixit.

En septembre dernier, le chef de gouvernement avait en septembre, créé un secrétariat d’Etat des technologies nouvelles, qu’il avait placé sous sa tutelle directe. Considérant l’Internet comme un support stratégique de réduction de la pauvreté, les autorités gouvernementales avaient jugé bon d’exonérer de toute taxe, les importateurs de logiciels et de matériels informatiques.