La Mauritanie accueille le lancement d’une manœuvre militaire internationale

Les Etats-Unis partagent depuis, une quinzaine d’années, leurs expériences militaires avec les armées d’autres nations. Dans ce cadre, la Mauritanie accueille, pour le compte de cette année 2020, le lancement de la manœuvre dénommée « Flintlock » qui est organisée sous le commandement des Etats-Unis depuis 2005.

Au total, 1 600 soldats européens et africains participeront à cet important évènement militaire dans le centre-ouest de la Mauritanie. Une manœuvre qui intervient à un moment où Washington a manifestement l’intention de réduire le nombre de ses soldats déployés sur le continent africain, plus précisément dans la région du Sahel.

Le programme Flintlock, qui a débuté hier, lundi 17 février, dans la région Centre-Ouest du pays, transitera par Atar, Nouakchott et Kaédi en Mauritanie et connaîtra son épilogue, le 28 février, dans la ville sénégalaise de Thiès. L’année dernière, l’opération s’était déroulée en Mauritanie et au Burkina Faso, durant la seconde quinzaine de février.

Parmi les 34 pays africains inscrits pour participer à cet exercice d’échange de connaissances et de formation figurent le Burkina Faso, le Bénin, le Tchad, le Cameroun, le Cap-Vert, le Ghana, la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, le Mali, la Guinée, le Togo, le Sénégal, le Nigeria, le Niger et le Maroc.

Hormis les pays africains, les soldats de l’Autriche, de la Belgique, du Canada, du Brésil, de la France, de la République Tchèque, de l’Italie, de l’Allemagne, des Pays-Bas, du Japon, de la Pologne, de la Norvège, de l’Espagne, du Portugal, et du Royaume-Uni participeront aussi à la manœuvre.

Il convient de rappeler que l’objectif premier du Flintlock est d’affermir la capacité des Etats-Unis à travailler de concert avec leurs alliés du Sahel pour mettre un terme à la montée en puissance des attaques terroristes dans la région.