
Le Tribunal Arbitral du Sport s’est réuni ce jeudi à Lausanne pour examiner le litige de la finale de la CAN 2025. Cette audience oppose directement le Sénégal, le Maroc et la Confédération africaine. La procédure cherche à désigner le vainqueur après les incidents de janvier dernier. La fédération marocaine voit son sacre continental contesté devant cette haute instance du sport mondial. Le sort du trophée africain dépend désormais de la décision finale de ces trois juges.
Jour décisif dans le cadre du litige de la finale de la CAN 2025 ayant opposé la sélection nationale de football du Maroc à celle du Sénégal. Cette audience oppose directement le Sénégal, le Maroc et la Confédération africaine de football. Les débats juridiques ont débuté à 9h30 à Lausanne et se sont achevés à 14h48, avec quinze minutes d’avance sur l’horaire. Les trois parties ont participé aux échanges par l’intermédiaire de leurs avocats. Les discussions ont été interrompues par une pause pour le déjeuner avant la session officielle de l’après-midi.
Une couronne continentale sous haute surveillance juridique
Durant ces heures, la délégation marocaine a opposé un mutisme absolu aux observateurs, refusant catégoriquement de commenter le statut réel de sa propre couronne continentale. Le panel de la formation arbitrale chargé de trancher ce différend est composé de trois arbitres européens. Il s’agit des professeurs Gérald Simon pour la France, Ulrich Haas pour l’Allemagne et Luigi Fumagalli pour l’Italie. Le calendrier de cette affaire, ainsi que l’organisation de la journée d’audience, ont été définis au préalable d’un commun accord entre le Sénégal, le Maroc et la CAF.
Ces trois experts analysent les arguments qui menacent directement le titre chéri par Rabat. À l’issue de l’audience, les représentants des deux fédérations nationales se sont vu imposer une interdiction stricte de divulguer la teneur et les détails des délibérations. Du côté marocain, la délégation a choisi de quitter le tribunal sans faire la moindre déclaration aux journalistes présents. Ce choix prouve la volonté du royaume de ne pas alimenter la polémique médiatique autour de cette finale. Rabat préférant laisser ses juristes agir dans la discrétion absolue de l’instance.
L’attente stratégique d’un verdict historique
Abdoulaye Sow, secrétaire général de la Fédération sénégalaise de football, s’est exprimé brièvement devant la presse à la sortie du tribunal. Le dirigeant a confirmé que la défense sénégalaise avait présenté l’ensemble de ses plaidoiries et de ses observations devant les trois arbitres. Il a rappelé l’obligation légale de confidentialité liée au secret des délibérations, tout en affirmant que son pays s’était défendu fermement face aux arguments présentés par les avocats de la partie marocaine.
Le directeur général du TAS, Matthieu Reeb, a pris la parole publiquement en marge de cette journée pour préciser les étapes suivantes. L’organisation n’annoncera aucune décision immédiate ce jeudi ni vendredi. L’instance de justice sportive s’est engagée à publier une décision motivée dans un délai allant de quelques jours à quelques semaines. Ce temps sera nécessaire aux arbitres pour formaliser leurs arguments juridiques et sceller définitivement cette finale de la Coupe d’Afrique des nations.




