L’espoir est permis au Maroc après une inflation de 6,1%


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Le Maroc a connu une inflation 6,1% en 2023. Une hausse due à la montée en flèche de l’indice des produits alimentaires et non alimentaires. Sans compter les cinq années consécutives de sècheresse que le royaume a vécu.

Hausse des prix et sècheresse

Au terme de l’année 2023, l’indice des prix à la consommation au Maroc a connu une augmentation de 6,1% par rapport à l’année 2022. C’est ce qu’a indiqué, ce lundi 22 janvier 2024, le HCP (Haut-Commissariat au Plan). Le royaume chérifien continue d’être affecté par la hausse des prix des matières premières, en plus de la sécheresse qui a lourdement impacté le pays. Fin décembre, Nizar Baraka, ministre marocain de l’Eau, avait déclaré que son pays avait enregistré cinq années consécutives de sécheresse.

Ce qui, selon le responsable, « affecte la situation hydrique du pays et la sécurité alimentaire en raison des dommages causés à l’agriculture ». M. Baraka avait insisté que le pays n’avait jamais enregistré ce niveau de sécheresse continue. Des aléas qui ne sont pas sans conséquences. Et selon le HCP, organisme officiel en charge des statistiques, l’inflation est due à une hausse des prix des produits alimentaires de 12,5% et des produits non alimentaires de 1,7%.

Inflation de 6,6% en 2022

Des conséquences de cette rude sècheresse qui frappe ce pays d’Afrique du Nord. Pour sa part, Mohamed Taamouti, directeur des études économiques à Bank Al-Maghrib (BAM), impute l’évolution rapide de l’inflation à la crise sanitaire. Avec un taux qui, dit-il, est passé d’environ 1,5 à 6,6% en 2022. Ce qui, précises-t-il, en fait le niveau le plus élevé depuis 1991. En 2022, l’inflation au Maroc avait atteint 6,6% sur l’ensemble de l’année par rapport à 2021.

Toutefois, l’espoir est permis en 2024. Cette nouvelle année pourrait, en effet, être différente avec un rapide retour vers un taux plus modéré. « Face aux incertitudes économiques et géopolitiques actuelles, l’économie marocaine se montre résiliente, avec des projections positives pour les années à venir ». C’est ce qu’a déclaré Stephen Orr, président de la Chambre de commerce britannique pour le Maroc.

Des performances non négligeables

Des projections positives peuvent être envisagées au Maroc, en dépit du déficit pluviométrique, l’inflation, les tensions géopolitiques (Algérie) et les différents chocs affrontés (séisme). Surtout que le Maroc a enregistré des performances non négligeables vers la fin de l’année 2023. De son côté, le secrétaire général du Haut-Commissariat au Plan a insisté sur le rôle du capital humain comme levier de croissance économique.

M. Khellaf a appelé à une amélioration des investissements dans la technologie et les secteurs productifs. Il a, en outre, déclaré qu’en 2024, la croissance économique se raffermira à 3,2% au lieu de 2,9% en 2023. Les facteurs impactant, selon lui, étant une campagne agricole 2022/2023 en deçà de la moyenne. En plus d’un redressement de la demande mondiale adressée au Maroc de 0,9% en 2023 à 3,7% en 2024.

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