L’Algérie charge à nouveau le Maroc et Israël


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Abdelmadjid Tebboune, Président d'Algérie
Le Président algérien, Abdelmadjid Tebboune

L’Algérie a mis à profit la tenue, à Stockholm, de la 28ème réunion du Conseil des ministres de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), pour sonner une nouvelle charge contre le Maroc et Israël.

Les 2 et 3 décembre derniers, s’est tenue, à Stockholm, la 28ème réunion du Conseil des ministres de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Une belle opportunité saisie par les autorités algériennes pour sonner une nouvelle charge contre le royaume du Maroc et son nouveau partenaire avec qui il a signé une charte de normalisation, Israël.

Ambassadrice de l’Algérie à Vienne, Mounia Boumaiza a emboîté le pas à son patron, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, pour porter de graves accusations contre le royaume du Maroc et l’Etat d’Israël. La diplomate, dénonçant « l’escalade récente dans notre région », pointe ouvertement le royaume chérifien et l’Etat hébreu.

« Sous couvert de normalisation, Israël et le Maroc entendent s’appuyer mutuellement pour continuer à piétiner le droit international. Je ne peux pas ici passer sous silence les récents actes d’hostilité et d’agressions caractérisées menés par le Maroc contre l’Algérie avec le soutien d’Israël », a pesté Mounia Boumaiza, lors de son intervention à ce Conseil des ministres de l’OSCE.

Convaincue des graves conséquences de l’alliance, notamment militaire, entre Israël et le Maroc sur la paix en Méditerranée, la diplomate algérienne en poste à Vienne cite entre autres l’affaire Pegasus, dénonçant que « 6 000 téléphones de responsables algériens, dont tous les ambassadeurs », ont été espionnés par les autorités royales aidées de leurs homologues israéliens.

L’ambassadrice est allée plus loin, revenant sur « l’assassinant, le 1ᵉʳ novembre de trois routiers algériens », attribué aux forces armées royales. Elle a même évoqué le « soutien du Maroc à un mouvement sécessionniste en Algérie », notamment le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK), sans oublier de citer, pour le dénoncer, l’acquisition par le royaume d’armement israélien, notamment des drones.

Un chapelet de griefs soulevé par Mounia Boumaiza, qui a saisi l’occasion pour tirer sur les accords d’Abraham, qui, à ses yeux, ne doivent pas être que des paroles en l’air. Cet accord est selon elle vil, « si, à la base, la conception et l’approche privilégiées perpétuent l’occupation illégale de territoires colonisés par la force et au mépris des résolutions pertinentes des Nations Unies ».

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