L’Afrique brille à Namur

Quatre films africains se sont distingués au dernier Festival international du Film Francophone de Namur (Belgique). C’est  » L’Afrance  » du franco-sénégalais Alain Gomis qui a remporté le Bayard d’or du meilleur film.

En bon petit soldat du cinéma, l’Afrique s’est distinguée au dernier Festival international du Film Francophone de Namur (Belgique) en remportant plusieurs Bayards d’or. C’est  » L’Afrance  » du franco-sénégalais Alain Gomis qui a remporté la distinction suprême de cette 16ème édition : le Bayard d’or du meilleur film. Premier long-métrage du jeune réalisateur qui a fait ses armes dans le court,  » L’Afrance  » raconte l’histoire de El Hadj qui a quitté provisoirement son pays natal – le Sénégal – pour des études supérieures à Paris.

Contrairement à ses copains du foyer, il compte bien participer au développement de son pays une fois son diplôme en poche. Ses certitudes vont pourtant connaître quelques remises en question, lorsqu’il bascule dans une situation irrégulière pour six jours de retard dans le renouvellement de sa carte de séjour. Déjà primé au dernier Festival du Film de Locarno (France) en août 2001, on attend sa sortie en France pour le début 2002.

La famille Kouyaté

D’autres films africains se sont également distingués. C’est  » I.T. Immatriculation temporaire  » du Guinéen Gahité Fofana, qui a reçu le Prix spécial du Jury et  » Sia, le rêve du python  » , du Burkinabé Dani Kouyaté, le Bayard d’or du meilleur scénario.  » Sia, le rêve du python  » est le deuxième long-métrage du réalisateur qui fait tourner ici son père, Sotigui Kouyaté.

Ce même Sotigui qui remporte le Bayard d’or du meilleur comédien pour son rôle dans  » Little Sénégal  » de Rachid Bouchareb. Il y joue Alloune, guide à la Maison des esclaves à Gorée, qui part aux Etats-Unis à la recherche des descendants de sa famille vendus au Nouveau Monde, il y a deux siècles. De Charleston à Little Senegal, quartier francophone de Harlem, il retrace la généalogie de ses ancêtres. Guidé par son idée de réunir sa famille par-delà les siècles et les frontières, Alloune va découvrir les contradictions et les conflits entre les communautés africaines et afro-américaines.

 » Little Senegal  » partage avec le film français de Bruno Podalydès,  » Liberté-Oléron « , le Bayard d’or de la meilleure contribution artistique. Bref, une belle récolte pour l’Afrique qui peut d’ores et déjà affûter ses armes pour l’année prochaine.