
Joseph Yegba Maya s’est éteint dimanche 4 octobre, à 82 ans, des suites d’une maladie. Attaquant de l’Olympique de Marseille de 1962 à 1970, l’international camerounais y a marqué 113 buts, dont le second de la finale de Coupe de France remportée en 1969 face à Bordeaux.
Sa mort a été annoncée par La Provence en début de semaine. L’OM lui a rendu hommage en rappelant qu’il demeure le septième meilleur buteur de l’histoire du club. En France, son prénom lui tenait lieu de nom de joueur car sur les feuilles de match comme dans les travées du Vélodrome, on l’appelait Joseph, parfois Zé.
Mécanicien à la SNCF, repéré en Coupe de Provence
Né le 8 avril 1944 à Otélé, il joue au Dragon Club de Yaoundé lorsqu’il part pour Marseille en 1960, à 16 ans. Il y devient mécanicien à la SNCF, comme son père et son frère, et joue en amateur au Gallia Chutes-Lavie. Un quadruplé inscrit contre la réserve de l’OM en Coupe de Provence attire l’attention des dirigeants marseillais, qui l’engagent en 1962.
L’OM qu’il rejoint vient de retrouver la première division, mais redescend dès 1963, au terme d’une saison où le jeune attaquant joue peu. Trois saisons de D2 suivent. En avril 1965, le club touche le fond et 434 spectateurs seulement assistent à OM-Forbach au Vélodrome, et l’on évoque un dépôt de bilan. Avec Mario Zatelli sur le banc et Marcel Leclerc à la présidence à partir de 1965, Marseille termine deuxième de D2 et remonte en 1966. Joseph est alors le meilleur buteur de l’équipe.
En France, il est une des figures du football africain avec notamment Salif Keïta, la panthère noire de Saint-Etienne.
Le but de Colombes
En finale de la Coupe de France 1969, à Colombes, l’OM bat les Girondins de Bordeaux 2-0. Joseph marque le second but peu avant le coup de sifflet final et offre au président Leclerc son premier trophée. Le public marseillais, qui lui reprochait au départ son imprécision devant le but, l’adopte pour de bon.
La saison 1969-1970 est sa plus prolifique : 24 buts en championnat, dont cinq en une seule mi-temps face au Red Star en mars 1970. L’OM finit vice-champion de France. Joseph quitte pourtant le club à l’été, échangé contre le jeune Valenciennois Daniel Leclercq, futur entraîneur de Lens avec qui il sera champion de France en 1998. Il laisse à Marseille un bilan de 113 buts en 236 matchs officiels.
Valenciennes, Strasbourg, puis Béziers
Pour sa première saison à Valenciennes, il marque 22 buts, sans pouvoir éviter la relégation. L’année suivante, ses 28 buts aident le club à remonter comme champion de D2, avant une nouvelle descente en 1973. Il signe alors au RC Strasbourg, où il reste deux saisons, puis achève sa carrière à Béziers, en D2, en 1976. Son frère cadet Martin Maya, également international camerounais, l’y rejoint. En première division, il aura disputé 238 matchs et marqué 124 buts.
Vingt-cinq sélections avec le Cameroun
International de 1964 à 1974, il a porté 25 fois le maillot du Cameroun et marqué 10 buts. En 1972, le pays organise pour la première fois la Coupe d’Afrique des nations. Le 26 février, à Yaoundé, Joseph ouvre le score contre le Togo (2-0). Battus en demi-finale par le Congo (0-1), les Camerounais prennent la troisième place en dominant le Zaïre (5-2).
Dans cette équipe figurait Jean Manga Onguéné, Ballon d’or africain 1980. Il est mort mardi 6 octobre à Paris, deux jours après son ancien coéquipier.
Septième meilleur buteur de l’histoire du club et vainqueur de la Coupe de France 1969, est décédé à l’âge de 82 ans.
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— Olympique de Marseille (@OM_Officiel) October 7, 2026





