JOJ, Déclaration de Dakar : le texte que l’on attend encore


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JOJ Dakar
JOJ Dakar

Les projecteurs se sont déplacés vers les tatamis et les bassins, mais une promesse du week-end reste en suspens. Le deuxième Sommet Sport et Développement, réuni à Dakar les 30 et 31 octobre, devait aboutir, selon ses organisateurs, à l’adoption d’une « Déclaration de Dakar ». Ce texte devait fixer un cadre commun et encourager l’investissement de long terme dans le sport africain. Deux jours plus tard, aucune information sur le contenu.

Un segment présidentiel s’est tenu samedi au palais King Fahd, quelques heures avant la cérémonie d’ouverture. Bassirou Diomaye Faye y a partagé un panel avec le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, le prince Albert II de Monaco, la présidente du CIO Kirsty Coventry et Makhtar Diop, directeur général de la SFI. Au menu : mécanismes de financement, durabilité de l’héritage, intégration du sport dans les stratégies nationales de développement. Aucun engagement chiffré n’a filtré.

Les mots du chef de l’État

Samedi, le président sénégalais a placé la barre haut devant ses invités. « Au-delà des compétitions, les JOJ de Dakar devraient contribuer au renforcement d’une jeunesse sportive et à l’éclosion d’une véritable économie du sport au service du développement », a-t-il déclaré. Il a aussi plaidé pour le respect de la trêve olympique, en rappelant la résolution portée par le Sénégal et adoptée par le Conseil exécutif de l’Unesco pour toute la durée des Jeux.

Le chef de l’État a pris un engagement précis : l’État veillera au suivi des conclusions issues du sommet. Cette phrase place désormais le gouvernement sénégalais en position de comptable. Les thèmes annoncés en amont par les organisateurs couvraient le financement du sport, les infrastructures, le tourisme, le sponsoring, le streaming et la diplomatie sportive.

Kigali, partenaire et concurrent

Dimanche, avant de quitter Dakar, Paul Kagame s’est entretenu en tête-à-tête avec Bassirou Diomaye Faye à l’aéroport militaire Léopold-Sédar-Senghor. Les deux présidents ont évoqué la coopération entre Dakar et Kigali, les enjeux régionaux et la place grandissante de l’Afrique dans l’accueil des grands événements sportifs. Aucun accord n’a été annoncé à l’issue de cet entretien. Le président sierra-léonais Julius Maada Bio et le dirigeant de la Guinée-Bissau ont été raccompagnés le même jour.

Le Rwanda a fait de l’accueil d’événements internationaux un pilier de sa politique d’image, avec notamment les championnats du monde de cyclisme sur route organisés à Kigali en 2025. Dakar, avec les premiers Jeux olympiques tenus sur le continent, entre dans la même course. Les deux capitales peuvent désormais coopérer sur l’expertise et la formation des cadres. Elles se retrouveront aussi face à face lorsque viendra l’heure de candidater aux prochaines compétitions mondiales.

Alioune Diop
Une plume qui balance entre le Sénégal et le Mali, deux voisins en Afrique de l’Ouest qui ont des liens économiques étroits
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