Jazzablanca

De prestigieux musiciens montent sur la scène du complexe Al Amal pour le premier Festival de jazz à Casablanca, au Maroc. Du 17 au 19 mai, soirées rythmées en perspective.

Casablanca inaugure vendredi la première édition de son Festival international de jazz. » On a programmé six artistes que rêvaient d’avoir les Marocains « , s’enthousiasme Sania Bekkali, directrice clientèle de la société Hil’Art, organisatrice de l’événement. Une agence de production, à qui les Casablancais doivent le concert de Charles Aznavour l’année dernière et celui de Julio Iglesias, en juin prochain. Les jazzmen tant attendus se produisent trois soirs de suite  » pour mettre le feu  » dans la capitale économique.

Trois soirées incontournables

Des affiches et des programmes, placardés dans toute la ville, donnent un avant goût des festivités avec des noms prestigieux : la Brésilienne Tania Maria, et les Américains Maceo Parker et Ahmad Jamal, la Japonaise Keiko Matsui, le Camerounais Manu Dibango et le Cubain Omar Sosa. Pour venir applaudir ces jazzmen, les quinze jeunes organisateurs attendent chaque soir entre 2 000 et 4 000 spectateurs dans le complexe Al Amal, en plein air.

Les standards sont débordés. Les fans de jazz se ruent pour acheter des billets coûtant entre 180 et 250 dirhams (entre environ 120 et 185 FF). Sania Bekkali, pressée par les derniers préparatifs, explique cette effervescence :  » Les Casablancais sont des fêtards et enclins à la joie. Le choix de la date n’est pas innocent. Le mois de mai lors duquel la chaleur bat son plein, se veut propice aux spectacles et aux sorties « .

L’agence d’événementiel veut donner un cachet à Casablanca et anime la ville pour offrir aux habitants des concerts d’envergure. Elle semble parvenir à ses fins, en produisant des artistes de niveau international.