Italie, Russie, Canada : des étudiants congolais témoignent sur leur vie à l’étranger


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Vanessa Kapotwe
Vanessa Kapotwe

De nombreux jeunes congolais qui poursuivent leurs études supérieures à l’étranger appréhendent une nouvelle vie, loin de leurs proches. Entre solitude, nostalgie, difficultés d’intégration et découverte, trois étudiants congolais se sont confiés à AFRIK.COM. Dans cet échange, ils nous parlent de leur vie d’étudiants émigrés en Italie, en Russie et au Canada.

Une vie de résilience

Vanessa Kapotwe est une Congolaise étudiante à la faculté des Lettres à l’Université Pontificia Salesiana. « Cela fait 5 ans que j’étudie à Rome en Italie ». Son choix pour cette ville s’explique par son rêve « de fouler les pieds dans ce pays historique ». Son adaptation dans la ville aux sept collines n’a pas été une chose aisée. « Je suis la seule de ma famille qui vit en Italie. Au début, ce n’était pas facile pour moi de m’adapter à ma nouvelle vie », précise-t-elle. Il a fallu le soutien de ses amis et de son université pour y parvenir.

Et le coût de la vie est un vrai dilemme pour la jeune étudiante. « Ce n’est pas toujours facile de joindre les deux bouts, en raison du coût élevé de la vie. Pour ce faire, je fais du  babysitting et du préceptorat en français pour tenir. Ces travaux à temps partiel contribuent grandement au paiement de mes factures », ajoute-t-elle.

Entre solitude et changement climatique

A l’instar de Vanessa, étudier à l’étranger est un casse-tête pour Jean-Patrick Balungwe. Après l’obtention d’une bourse d’étude, ce jeune pose ses valises en Russie pour poursuivre ses études en Analyse financière, à Rostov State University of Economics. « Cela fait 2 ans que j’étudie en Russie après avoir décroché une bourse d’études ». Tout ne se passe pas comme prévu dans ce pays, pourtant, il avait pris « le soin de poser toutes les questions sur l’adaptation », avant son voyage. Sur place, M. Balungwe doit faire face à plusieurs défis. « Mon arrivée dans la ville de Rostov-na-Donu, dans le Sud de la Russie, a été marquée par l’apprentissage de la langue locale (l’alphabet cyrillique), la difficulté liée au changement climatique et à la solitude », témoigne-t-il.

« J’étudie en même temps que d’autres venus de tous les continents et qui parlent diverses langues. Mon expérience en Russie est très enrichissante. C’est en partie grâce à cette diversité culturelle que j’arrive à faire preuve de résilience face au manque de moyens », ajoute l’étudiant congolais, qui s’appuie sur « d’autres étudiants africains pour s’adapter ».

Découverte des lieux touristiques

De son coté, Misenga, étudiante à l’Université de Québec à Outaouais (UQO), ne se plaint pas de son choix pour le Canada. « La ville de Gatineau est très accueillante. Mon adaptation a été facilitée par ma famille installée au Canada, depuis plusieurs années. En plus, nous avons un programme qui s’occupe de l’intégration au sein de notre université. Les cours sont dispensés en Français et Anglais. Je profite de mes heures perdues pour découvrir les lieux touristiques et les espaces culturelles de ce pays », témoigne l’étudiante en Informatique et Ingénierie.

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