
De violentes inondations provoquées par des pluies torrentielles plongent le nord-est de l’Afrique du Sud dans une grave crise humanitaire, notamment dans les provinces du Limpopo et du Mpumalanga..
Dans les deux provinces touchées par les inondations, c’est le chaos. Les conséquences sont dramatiques : au moins 38 personnes ont perdu la vie, des centaines de familles ont été déplacées, et les opérations de secours restent entravées par des conditions météorologiques toujours défavorables.
Des pluies exceptionnelles et un bilan humain lourd
Depuis début janvier 2026, des pluies diluviennes frappent l’Afrique du Sud, débordant les rivières et submergeant de vastes zones résidentielles. Dans le Limpopo, les autorités provinciales ont confirmé 18 décès, tandis que 20 personnes sont mortes dans le Mpumalanga. Six personnes restent portées disparues dans le Limpopo, illustrant l’ampleur des dégâts provoqués par la montée des eaux.
Dans certaines zones, les équipes de recherche et de secours peinent à atteindre les communautés isolées, car les routes sont impraticables et la pluie continue de tomber. Selon le ministre sud-africain des Établissements humains, Thembi Simelane, l’évaluation des dégâts est sérieusement ralentie à cause de ces conditions extrêmes. Il s’agit cependant d’une étape nécessaire pour calibrer l’aide.
Des milliers de logements détruits ou endommagés
Les inondations ont causé des dégâts considérables : près de 1 942 logements ont été endommagés dans le Limpopo, et 1 808 dans le Mpumalanga, d’après les dernières données gouvernementales. Des familles entières ont dû quitter leurs habitations, leurs biens ont été irrémédiablement détruits, et beaucoup se retrouvent désormais sans abri.
Les dommages ne se limitent pas aux maisons : routes, ponts et infrastructures essentielles ont été ravagés, coupant l’accès à des communautés entières et ralentissant davantage l’arrivée de l’aide. Dans certains secteurs, des routes récemment construites se sont déjà effondrées sous l’effet des eaux, révélant la fragilité de certaines infrastructures face à des conditions climatiques extrêmes.
Réactions des autorités et mesures d’urgence
Face à l’ampleur des destructions, le gouvernement sud-africain a classé les zones affectées comme catastrophe nationale, permettant une coordination plus large des secours et l’affectation de ressources supplémentaires. Cette mesure a été saluée comme essentielle pour accélérer l’aide, notamment dans les zones rurales les plus isolées.
L’Unité de logement d’urgence a été déployée dans les deux provinces touchées, mais la distribution des maisons temporaires et des aides reste lente en raison de l’accès difficile aux zones sinistrées. Toutefois, certaines familles dont les besoins ont déjà été vérifiés ont commencé à recevoir un soutien, preuve que l’appareil d’État tente de répondre à l’urgence.
Solidarité et aide humanitaire
Face à cette catastrophe, plusieurs organisations locales se mobilisent pour apporter une aide immédiate. C’est le cas de la campagne Project Food Relief lancée par l’organisation caritative Jacaranda FM’s Good Morning Angels, qui appelle à la collecte de nourriture, d’eau, de produits pour bébés et d’articles de première nécessité pour les populations sinistrées.
Le soutien international s’organise aussi : des messages de solidarité ont été exprimés par des leaders mondiaux, dont le pape Léon XIV, qui a assuré de ses prières les victimes des inondations en Afrique australe, soulignant l’ampleur du drame qui touche plusieurs pays de la région.
Une crise plus vaste dans le sud de l’Afrique
Les pluies exceptionnelles ne se limitent pas à l’Afrique du Sud. Dans toute la région australe, notamment au Mozambique et au Zimbabwe, des familles ont également été affectées par des inondations, avec un bilan humain et matériel dépassant les 100 morts et des centaines de milliers de déplacés. Ces phénomènes extrêmes mettent en lumière les défis croissants liés aux changements climatiques et à la préparation des sociétés face à des événements météorologiques de plus en plus violents.
Les inondations qui s’abattent actuellement sur l’Afrique australes’expliquent par des précipitations largement supérieures aux moyennes saisonnières, provoquant débordements de rivières et crues soudaines.




