Il décapite son patron : le tueur de l’Isère Yassin Salhi aurait agi par vengeance

Le tueur de l’Isère, Yassin Salhi, qui a décapité son patron avant d’accrocher sa tête sur une pique, aurait agi par vengeance personnelle, selon le rapport de l’expert psychiatrique.

Le tueur de l’Isère dont le geste macabre avait ému la France entière fait de nouveau parler de lui. Yassin Salhi, ce Français d’origine algérienne qui a décapité son patron avant d’accrocher sa tête sur une pique, aurait agi par vengeance personnelle, selon le rapport de l’expert psychiatrique, publié ce mercredi.

« Son geste serait celui d’un timoré, d’un employé solitaire, susceptible et peu assuré, qui a accumulé les tensions et se sent humilié par ses supérieurs », explique le rapport, dévoilé ce mercredi par RTL. « Yassin Salhi, qui avait décapité le 26 juin dernier un chef d’entreprise de Saint-Quentin-Falavier avant d’accrocher sa tête au grillage d’enceinte entre deux drapeaux islamistes aurait agi dans un mouvement de vengeance personnelle », précise en effet le professeur Daniel Zagury, expert psychiatre chargé du rapport.

Selon le professeur Daniel Zagury, « son geste est celui d’un timoré, d’un employé solitaire, susceptible et peu assuré, qui a accumulé les tensions et se sent humilié par ses supérieurs ». Ce 26 juin, c’est une « explosivité émotionnelle » qui se serait brutalement manifestée, d’après le rapport.

L’expert psychiatrique tente aussi d’expliquer le choix de la décapitation par le tueur de l’Isère. « Le crime de Salhi s’inspire de la martyrologie radicale islamiste, explique-t-il. Le choix de la décapitation est destiné à marquer fortement les esprits ». En donnant cette dimension à son crime, Yassin Salhi entend, selon le professeur Daniel Zagury, « laisser de lui une trace perçue comme héroïque ». Toutefois, l’expert estime que son « niveau d’implication dans ce registre terroriste devra être précisé », réclamant des examens psychiatriques complémentaires.

Yassin Salhi n’avait pas d’antécédent psychiatrique. Selon le rapport de l’expert, il ne présente aucune anomalie mentale. Pleinement responsable de ses actes, accessible à une sanction pénale, il peut être jugé.

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