Attentat en France : la victime de Yassine Salhi était aussi son patron

La victime de l’attentat en France, perpétré ce vendredi matin en Isère, est un homme de 45 ans, chef d’entreprise d’une société de transport. L’homme est par ailleurs le patron de Yassine Salhi, principal suspect de l’attaque.

C’est une macabre découverte que les forces de sécurité françaises ont faite en voyant la tête de la victime de l’attentat de l’Isère accrochée à un grillage des locaux de l’usine de gaz Air Product. La victime est un chef d’entreprise d’une société de transport de la banlieue de Lyon. Agé de 45 ans, il était l’employeur de son bourreau, Yassine Salhi, d’origine marocaine, auteur présumé de l’attaque perpétrée ce vendredi matin. C’est la première personne décapitée en France lors d’une attaque terroriste.

Selon plusieurs sources, la victime et le bourreau étaient à bord du véhicule qui devait effectuer une livraison, vendredi matin, chez Air Product, un fournisseur de gaz et de produits chimiques que le suspect a tenté de faire exploser, en vain. Le patron de l’entreprise de transport aurait été tué avant l’entrée du véhicule sur le site industriel classé Seveso, puisqu’il disposait d’une habilitation pour entrer sur le site de la société Air Products.

L’auteur présumé de l’attentat de l’Isère est un père de famille de trois enfants, marié. Selon les enquêteurs, son casier est vierge. Toutefois, il est connu des services de renseignements et aurait des liens avec des salafistes. Le Président français François Hollande et le Premier ministre Manuel Valls ont condamné ces attaques terroristes, appelant à ne pas céder à la panique. Après la tuerie de Charlie Hebdo, la France est de nouveau frappée par le terrorisme.

A l’issue d’un conseil restreint à l’Élysée, François Hollande a annoncé que le plan Vigipirate était porté « en alerte maximum » pendant trois jours dans la région Rhône-Alpes. « J’ai voulu que soient tirées des conclusions et que nous portions le plan Vigipirate alerte maximum dans la région Rhône-Alpes pour trois jours », appelant à « l’union » et à refuser « les vaines querelles ».