Hosni Moubarak. Fin ?

Hosni Moubarak a été transféré ce jeudi vers un hôpital militaire. Son état de santé se serait détérioré selon une source judiciaire. L’ancien « Pharaon » d’Egypte arrive-t-il à bout de souffle ?

Hosni Moubarak au plus mal. Le procureur général en Egypte Talaat Ibrahim a ordonné jeudi 27 décembre le transfert de l’ex-président égyptien de la prison où il est incarcéré vers un hôpital militaire. Le bureau du procureur a indiqué que l’état de santé de l’ancien raïs s’était dégradé mais qu’il devrait réintégrer sa cellule à Tora, sud du Caire, après son hospitalisation.

Moubarak n’en est pas à son premier transfert vers un hôpital depuis son arrestation. Le dernier en date remonte au 19 décembre suite à « chute dans sa douche » en prison. Il avait subi un scanner du crâne pendant sa brève hospitalisation.

Le Moubarak comedy club ?

Passé sous silence pendant qu’il était au pouvoir, ses problèmes de santé font, depuis sa démission le 11 février 2011, l’objet de spéculation. Moubarak serait atteint d’un cancer et de problèmes cardiaques. L’agence officielle Mena l’avait donné pour « cliniquement mort » le 19 juin dernier. Une information immédiatement démentie par les services de santé qui avaient assuré que Moubarak était dans le coma. Il avait été victime d’une crise cardiaque et d’une attaque cérébrale.

Pour de nombreux égyptiens, l’ancien chef d’Etat appartient au passé. Ils ne s’intéressent guère à son état de santé. Certains pensent même assister à une instrumentalisation de son état de santé par l’armée dans le but d’octroyer à Moubarak un traitement de faveur et de susciter un regain de compassion au sein de la population.

Quoiqu’il en soit, l’ex-président, âgé de 84 ans, devra continuer à purger sa peine d’emprisonnement à perpétuité à la prison de Tora. Il est désigné comme le principal responsable de la mort de quelques 850 manifestants lors du soulèvement populaire du 25 janvier 2011. Le 13 janvier 2013, la Cour d’appel devra se prononcer sur le sort de Hosni Moubarak mais aussi sur les accusations de corruption portées contre Alaa et Gamal, les deux fils Moubarak, également incarcérés à Tora.