Guinée : Que cache la nouvelle évaluation des partis politiques ?


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Mamady Doumbouya, président de la Transition de Guinée
Mamady Doumbouya, président de la Transition de Guinée

Depuis le 19 juin, une nouvelle évaluation des partis politiques guinéens a débuté sous l’égide du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation. Cette initiative intervient à peine un an après la précédente, et suscite des interrogations et des inquiétudes au sein de la classe politique et de la population.

La première évaluation, lancée peu après l’arrivée au pouvoir de la junte dirigée par le général Mamadi Doumbouya, avait été perçue comme une démarche pour s’assurer de la conformité des quelque 200 partis politiques officiellement enregistrés. Cependant, cette nouvelle série d’évaluations soulève des doutes quant à ses réelles intentions.

Évaluation et répression politique : Un enjeu controversé

Les critères de cette évaluation incluent la vérification des documents officiels, des relevés bancaires et même des détails sur le patrimoine des partis politiques. Certains leaders politiques, tels que ceux du RPG et de l’UFDG, expriment leur perplexité face à une telle rigueur, et remettent en question la nécessité d’une nouvelle évaluation si peu de temps après la première.

Des voix s’élèvent pour avertir que cette évaluation pourrait être utilisée comme prétexte pour restreindre ou même suspendre les activités de partis politiques critiques envers le régime actuel. La fermeture récente de médias indépendants laisse craindre une intensification des mesures répressives à l’égard de l’opposition politique en Guinée.

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Réactions et perspectives : Une nation en quête de stabilité politique

Les réactions à cette nouvelle évaluation sont mitigées. Alors que certains analystes comme Kabinet Fofana appellent à une meilleure communication et transparence de la part des autorités, d’autres voient cette démarche comme une tentative de consolidation du pouvoir par le général Doumbouya, après avoir écarté les voix dissidentes au sein des médias.

À l’approche des élections prévues dans un futur proche, cette évaluation des partis politiques en Guinée pourrait redéfinir le paysage politique en éliminant certains acteurs jugés non conformes aux nouvelles normes établies. L’avenir politique du pays semble plus que jamais soumis à cette évaluation, dont les résultats pourraient façonner la direction que prendra la démocratie guinéenne dans les années à venir.

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