
La France demande à la justice guinéenne de conduire « en toute indépendance et en toute transparence » l’enquête ouverte après la découverte de six hommes dans une fosse commune à Forécariah. Les victimes avaient les mains attachées et les yeux bandés. Leur identité et les circonstances de leur mort restent inconnues.
La France a demandé que l’enquête ouverte en Guinée après la découverte de six corps dans une fosse commune à Forécariah soit menée « en toute indépendance et en toute transparence ». La demande a été formulée par le porte-parole adjoint du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, Glenn Salic, lors d’un point de presse en ligne, en réponse à une question sur cette affaire.
Une enquête judiciaire ouverte en Guinée
« La France fait part de sa vive émotion à la suite de la découverte de six corps dans une fosse commune », a déclaré le diplomate français. Il a ensuite appelé à la conduite transparente et indépendante des investigations engagées par la justice guinéenne. La réaction de Paris intervient quatre jours après la découverte des dépouilles, le lundi 24 août, dans une zone forestière de Sabakhouré, dans la sous-préfecture d’Allassoyah, relevant de la préfecture de Forécariah.
Les six victimes sont des hommes. Elles ont été retrouvées avec les yeux bandés et les mains attachées. La découverte a été signalée par des jeunes qui se trouvaient dans la zone pour ramasser du bois de chauffe. Ils ont observé des signes inhabituels dans une partie de la forêt avant d’alerter les autorités. Les autorités administratives et les services de sécurité se sont rendus sur place avec le procureur de la République près le tribunal de première instance de Forécariah.
Les victimes toujours non identifiées
Des officiers de police judiciaire ainsi que des agents de la brigade de recherche de Coyah ont participé aux premières constatations. Les corps ont ensuite été extraits de la fosse et transportés à l’hôpital préfectoral de Forécariah, où ils ont été placés à la morgue. Une enquête judiciaire a été ouverte. Elle doit notamment permettre d’établir l’identité des victimes, les circonstances de leur mort et les éventuelles responsabilités. Les autorités judiciaires guinéennes n’ont communiqué aucun résultat des investigations.
Les six dépouilles n’ont pas été identifiées sur place par les habitants qui se sont rendus dans la zone après leur découverte. Selon des informations recueillies localement, l’une des victimes serait âgée d’environ 60 ans. Les cinq autres seraient des hommes plus jeunes. Des autopsies sont prévues afin de recueillir des éléments sur les causes et les circonstances des décès. Les examens médico-légaux doivent également fournir des informations susceptibles de contribuer à l’identification des victimes.
Une autre fosse découverte à Forécariah en 2025
Aucune information officielle n’a été communiquée sur la date des décès. Il n’est pas non plus établi, à ce stade de l’enquête, depuis combien de temps les six corps se trouvaient dans la fosse commune. Cette nouvelle découverte intervient dans une préfecture où quatre corps avaient déjà été retrouvés dans une fosse clandestine en octobre 2025, selon plusieurs médias guinéens. Les informations publiées à l’époque faisaient état de quatre dépouilles découvertes dans une zone reculée de Forécariah.
Selon une source locale citée dans ces informations, trois des victimes avaient été présentées comme des militaires et la quatrième comme un civil. Les circonstances de cette précédente découverte avaient donné lieu à des informations contradictoires et à des accusations rapportées par des sources locales. Aucun élément officiel ne permet d’établir un lien entre cette affaire de 2025 et la découverte des six corps du 24 août 2026. Les autorités guinéennes n’ont pas annoncé de relation entre les deux dossiers.




