Guinée : six cadavres bâillonnés et ligotés découverts dans une fosse commune


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Fosses communes au Burkina
Fosses communes au Burkina

Six hommes ont été retrouvés morts dans une fosse commune, lundi 24 août, dans une zone forestière de Sabakhouré, relevant de la sous-préfecture d’Allassoyah, dans la préfecture de Forécariah, en Guinée. Les victimes avaient les yeux bandés et les mains attachées. Leur identité et les circonstances de leur mort ne sont pas encore établies. Une enquête judiciaire a été ouverte.

En Guinée, six corps de personnes bâillonnées et ligotées ont été découverts dans une fosse commune. La découverte a été faite par des jeunes qui se trouvaient dans la zone pour ramasser du bois de chauffe. Selon les informations recueillies auprès des autorités locales, ils ont remarqué des signes inhabituels dans une partie de la forêt avant de donner l’alerte. Les autorités administratives, les services de sécurité et le procureur de la République près le tribunal de première instance de Forécariah se sont ensuite rendus sur les lieux.

Six victimes toujours non identifiées

Les six dépouilles sont celles d’hommes. Elles ont été retrouvées les yeux bandés et les mains liées. L’une des victimes serait âgée d’environ 60 ans, selon des informations recueillies localement. Les cinq autres victimes sont présentées comme des hommes plus jeunes. Aucun des corps n’a pu être identifié sur place par les habitants venus après la découverte.

Après les premières constatations, les corps ont été extraits de la fosse puis transportés à l’hôpital préfectoral de Forécariah. Les dépouilles doivent faire l’objet d’examens destinés notamment à permettre leur identification et à apporter des éléments sur les circonstances et la date des décès. Aucune information officielle ne permet de déterminer depuis combien de temps les victimes se trouvaient dans la fosse commune.

Une enquête judiciaire ouverte

Le procureur de la République s’est rendu sur les lieux avec les forces de défense et de sécurité, notamment des officiers de police judiciaire et des agents de la brigade de recherche de Coyah. Les constatations ont été effectuées avant l’exhumation des dépouilles et leur transfert à l’hôpital préfectoral.

L’enquête doit établir l’identité des six hommes, déterminer les circonstances de leur mort et rechercher les éventuelles responsabilités. Les autorités n’ont encore communiqué aucun élément permettant d’identifier les victimes ou de déterminer les auteurs des faits. La découverte a suscité des réactions parmi les habitants de la localité.

Une autre fosse découverte en 2025

Cette découverte intervient dans une préfecture où quatre corps avaient déjà été retrouvés dans une fosse clandestine en octobre 2025, selon plusieurs médias guinéens. L’information publiée à l’époque faisait état de quatre dépouilles découvertes dans une zone reculée de Forécariah. Une source locale rapportait que trois des victimes étaient présentées comme des militaires et la quatrième comme un civil.

Les circonstances de cette précédente découverte avaient également fait l’objet d’informations contradictoires et d’accusations rapportées par des sources locales. Ces éléments ne permettent pas d’établir un lien entre cette affaire de 2025 et la découverte des six corps du 24 août 2026. Aucune autorité n’a annoncé de relation entre les deux dossiers.

Le précédent des violences du 28 septembre

La découverte intervient également dans un pays marqué par les violences du 28 septembre 2009 à Conakry. Ce jour-là, des forces de sécurité avaient réprimé un rassemblement de l’opposition au stade du 28-Septembre. Une commission d’enquête internationale des Nations unies avait établi qu’au moins 156 personnes avaient été tuées et que plus de 100 femmes avaient été victimes de viols, selon Human Rights Watch.

Les enquêtes menées après les événements avaient également fait état du déplacement de corps depuis le stade et des morgues de Conakry vers des fosses communes. Human Rights Watch a qualifié les meurtres, viols et autres violences commis le 28 septembre et dans les jours suivants de crimes contre l’humanité.

Abubakr Diallo
Journaliste pluridisciplinaire, je suis passionné de l’information en lien avec l’Afrique. D’où mon attachement à Afrik.com, premier site panafricain d’information en ligne
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