
Le Burundi pourrait rejoindre la Force internationale de stabilisation appelée à être déployée dans la bande de Gaza. Une délégation militaire burundaise s’est rendue en Israël pour discuter d’une éventuelle participation à cette mission, aux côtés de plusieurs pays ayant déjà manifesté leur intérêt, dont le Maroc et l’Ouganda.
La perspective d’une participation burundaise à la future Force internationale de stabilisation à Gaza se précise. Selon plusieurs responsables cités par l’Associated Press, Bujumbura étudie sérieusement la possibilité de déployer des militaires dans le cadre de cette mission internationale.
Une délégation militaire burundaise s’est rendue en Israël la semaine dernière afin d’échanger avec les responsables chargés de la mise en place de la force. Trois hauts gradés burundais auraient participé à cette mission, selon un responsable militaire cité par l’AP.
Aucun accord définitif n’a toutefois encore été conclu. Un responsable du Conseil de la paix a néanmoins indiqué que les discussions progressaient. Selon lui, les échanges avec les représentants burundais ont permis de partager des informations sur la mission et de constater leur intérêt pour une éventuelle participation.
Le Burundi aux côtés de plusieurs pays
Si Bujumbura confirme son engagement, le Burundi rejoindra une coalition internationale déjà en cours de constitution. Plusieurs pays ont annoncé leur volonté de participer à la Force internationale de stabilisation, notamment le Maroc, l’Ouganda, le Kosovo, le Kazakhstan et l’Albanie.
L’Ouganda figure parmi les principaux contributeurs envisagés. Kampala prévoit de mobiliser environ 1 200 militaires après l’approbation du déploiement par son Parlement. Des représentants ougandais se sont également rendus à Gaza dans le cadre des discussions sur la future mission.
Le Maroc prévoit pour sa part de mettre à disposition jusqu’à 500 militaires. Le Kosovo, le Kazakhstan et l’Albanie devraient fournir ensemble environ 80 personnels. La composition définitive de cette force reste cependant à préciser, tout comme les modalités opérationnelles et le calendrier de son déploiement.
Une mission liée au futur dispositif de Gaza
La Force internationale de stabilisation s’inscrit dans le cadre du dispositif présenté par le président américain Donald Trump pour l’après-guerre à Gaza. Le plan prévoit le désarmement du Hamas et le retrait des forces israéliennes du territoire.
Selon ce dispositif, la force doit intervenir dans les secteurs administrés par un futur comité technocratique palestinien. Elle aurait notamment pour missions de surveiller le cessez-le-feu, contribuer à la sécurisation de Gaza, former des policiers palestiniens et faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire.
La participation de pays africains, notamment du Maroc, de l’Ouganda et potentiellement du Burundi, donnerait à cette force une dimension internationale plus large. Pour les États sollicités, la question reste toutefois sensible en raison de la complexité politique et sécuritaire du conflit israélo-palestinien.




