Guinée-Conakry : les manifestations violentes inquiètent les pays membres de l’ONU

Dans le cadre du contrôle régulier du respect des droits de l’Homme dans les pays membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU), la Guinée-Conakry est passé, ce 21 janvier 2020, sous l’analyse et les critiques des autres pays membres. Cela arrive à un moment où le projet de changement constitutionnel du président de la République, Alpha Condé, a entraîné des soulèvements populaires qui ont engendré des morts autant dans le rang des gendarmes que parmi des civils.

Le Canada, les Pays-Bas, la Belgique, la France, l’Allemagne, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, tous ont manifesté une certaine appréhension quant à l’encadrement et au contrôle des mouvements au cours des derniers mois. Les différents pays exhortent la Guinée-Conakry à ouvrir une enquête judiciaire impartiale sur les différents cas de violence qu’il y a eu au cours de ces manifestations. L’inquiétude de la Slovaquie est notamment liée à l’usage, par les soldats, d’armes mortels contre les civiles lors desdites manifestations.

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Les soldats guinéens ne sont pas formés en balistique

Face à l’appréhension de ces pays, Mamadou Lamine Fofana, ministre de la Justice de la Guinée-Conakry, essaie de créditer son gouvernement. Il assure aux partenaires que les forces de l’ordre affectées pour encadrer les mouvements reçoivent l’impératif de se présenter sans armes. Dans les cas où elles sont armées, elles restent à une certaine distance des protestataires, a renchéri le ministre.

Sur la question du retard dans l’ouverture des enquêtes judiciaires sur les cas de violence enregistrés, le ministre guinéen a rappelé aux pays membres de l’ONU que les forces de l’ordre de son pays ne sont pas formées en balistique pour mener des enquêtes de ce type. Il a, toutefois, indiqué que la situation devrait bientôt se corriger étant donné que certains éléments suivent déjà une formation.

Les joutes électorales prochaines sont également un motif d’inquiétude pour la communauté internatiuonale. Les Etats-Unis et le Pays-Bas insistent particulièrement sur le fait que ces scrutins soient libres, transparents et équitables.