Gabon : polémique après l’arrivée de gorilles transportés par l’avion d’Ali Bongo

Au Gabon, l’arrivée à Libreville de deux femelles gorilles nées au ZooParc de Beauval en France, puis acheminées sur Franceville grâce à l’avion du Président Ali Bongo, a fini de déclencher une vive polémique.

Selon des informations de Gabonreview, les deux femelles gorilles, nées au ZooParc de Beauval en France, sont arrivées à Libreville lundi à bord d’Air France KLM, puis ont été acheminées, mardi, sur Franceville grâce à l’avion du président de la République, Ali Bongo Ondimba. Les deux primates ont été convoyés sur une île du parc des plateaux Batéké.

Kiumba et Mayombé, écrit Gabonreview, ont d’abord été transportées l’une après l’autre par hélicoptère puis toutes les deux par un bateau à fond plat. Joshi, un mâle dos argenté, qui arrivera d’Angleterre, viendra rejoindre les deux femelles gorilles, dans quelques mois. Elles ne quitteront l’île entourée de rivières qui leur servira de premier habitat au Gabon qu’au bout d’un ou deux ans, écrit le site.

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Les deux gorilles femelles, Kiumba et Mayombé, âgées de 9 et 12 ans, ont passé leur première nuit à Libreville. La nouvelle République, qui cite le ZooParc de Beauval, indique que « l’avion du Président gabonais Ali Bongo, leur a été dévolu pour ce vol d’une heure jusqu’à Franceville, sous bonne escorte et avec des membres de la Fondation Aspinall ».

Mais au Gabon, l’arrivée de ces deux gorilles a déclenché la colère, notamment d’un internaute, qui trouve suspect le fait que des animaux étiquetés comme « premiers porteurs de maladies dont on n’arrive pas à trouver les remèdes » soient introduits au Gabon. De surcroît lorsque, insiste-t-il, il s’agit de « gorilles nés en France de père et mère dont on ne connaît pas s’ils étaient en bonne santé ou pas ».

Et de demander « quel est le médecin gabonais qui a participé au test de santé de ces deux gorilles ou affirmé qu’elles se portent bien ? ». Avant de déplorer : « Seigneur, avait on besoin de ces gorilles chez nous ? ». Et don sonner l’alerte : « Je peux dire et affirmer que nous sommes vraiment foutus ». Vive polémique naissante.

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