Gabon, Fils d’Ali Bongo : Nourredin Bongo pour changer de paradigme ?

Nourredin Bongo Valentin

Si la nomination de Nourredin Bongo Valentin au poste de Coordinateur général des affaires présidentielles suscite la polémique, elle pourrait toutefois correspondre à une nouvelle politique initiée par le Président du Gabon, Ali Bongo qui, depuis un moment, appelle à un changement de paradigme.

Ces dernières semaines, le chef de l’Etat du Gabon, Ali Bongo Ondimba, qui a pris les rênes du pays, a donné une inflexion dans la conduite de l’action publique. Le dirigeant a, en effet, mis la pression sur le gouvernement au sujet de questions qui préoccupent au premier plan les Gabonaises et les Gabonais, notamment les inondations dans le Moyen-Ogooué et la Ngounié, l’insalubrité et le défaut d’éclairage publique à Libreville, Akanda et Owendo. D’autres questions ont aussi engendré la colère du chef de l’Etat gabonais, notamment l’état de la dégradation de l’axe Ntoum – Kango sur la Route nationale 1.

Des manquements graves constatés par Ali Bongo qui a tapé du poing sur la table en procédant à un véritable toilettage. A juste raison raison. Au moment où son peuple ne sait plus où donner de la tête, les scandales s’enchaînent, après comme point d’orgue l’affaire dite kevazingogate, le fameux trafic du bois kevazingo, la bombe qui a fait exploser le Gabon, au moment où, absent du pays, Ali Bongo luttait contre la mort suite à un accident vasculaire cérébral. Laquelle maladie, contractée le 24 octobre 2018, l’a éloigné du Gabon pendant cinq longs mois.

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De retour au Gabon, alors qu’Ali Bongo encore affairé sur les séquelles de sa maladie, ses proches collaborateurs, en lieu eu place de se donner pour mission de répondre aux aspirations des Gabonaises et des Gabonais, semblaient avoir d’autres préoccupations. C’est ce qui ressort des récentes décisions, fortes du reste, prises par Ali Bongo. Entre autres, la défenestration de sa sœur Pascaline Bongo, qui est éloignée des affaires du palais de Libreville, alors qu’elle occupait la fonction de Haute Représentante du chef de l’Etat. Sous le couvert de la lutte contre la corruption, Ali Bongo a déclenché une purge ayant touché toutes les sphères décisionnelles de l’appareil étatique, emportant dans la foulée Brice Laccruche Alihanga, ancien directeur de Cabinet de la Présidence.

La nomination de son fils, et non moins ancien pensionnaire d’Eton College et de la prestigieuse London School of Economics, en Angleterre, ayant effectué un passage remarqué à Olam Gabon où il a fait preuve de capacités managériales exemplaires au point de mériter la confiance de son père, n’est pas fortuite. Ali Bongo, selon certaines indiscrétions, attendrait de lui, non pas qu’il fasse des tournées pour parler aux Gabonaises et aux Gabonais, mais qu’il réponde à leurs attentes, multiples et urgentes.

A travers une sortie sur Twitter, Nourredin Bongo Valentin semble avoir compris le sens et l’immensité de la mission a lui confiée. « Nommé Coordinateur général des affaires présidentielles, je mettrai toute mon énergie et mes compétences au service de notre pays, le Gabon. Je remercie le président de la République pour sa confiance. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour l’aider à améliorer le quotidien des Gabonais », a-t-il écrit sur le réseau social.

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