Gabon : comment Ali Bongo a déjoué les plans de « Appel à agir », aidé de Jean Ping

Le Président du Gabon, Ali Bongo Ondimba

Le Président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, a réussi à déjouer une sérieuse menace agitée par le mouvement « Appel » à agir, avec le soutien de l’opposant jean Ping.

Ali Bongo a-t-il échappé de justesse ? Tout porte à le croire, si l’on sait que la date fatidique du 31 mars est passée sans anicroches au Gabon. Pour la simple et bonne raison que le dirigeant de ce pays d’Afrique Centrale a réussi à conserver son fauteuil qu’il allait perdre compte tenu des menaces proférées.

En effet, le jeudi 7 mars dernier, Elza Ritchuelle Boukandou, qui a présenté les objectifs de sa plateforme l’opposant Jean Ping, menaçait Ali Bongo de destitution, passé le délai du 31 mars. A l’époque, le chef de l’Etat du Gabon, qui allait boucler cinq mois d’absence du pays, se trouvait encore au Maroc où il poursuivait sa convalescence suite à un accident vasculaire cérébral contracté à Riyad, en Arabie Saoudite.

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Jean Ping, qui avait insisté sur la nécessité de rassurer, sans exclusive,  les Gabonaises et les Gabonais, avait promis un soutien sans faille au président du mouvement « Appel à agir », qui regroupe pas moins de dix opposants et des membres de la société civile. Sauf qu’Ali Bongo a regagné Libreville avant cette date du 31 mars 2019, plus précisément le 23 mars, évitant toute tentative visant à le faire destituer.

Pour rappel, Ali Bongo a été victime d’un accident vasculaire cérébral, le 24 octobre 2018, à Riyad. Le chef de l’Etat quittera l’Arabie Saoudite le 28 novembre 2018 pour Rabat, sur invitation di roi du Maroc, Mohammed VI. Et c’est à Rabat que le dirigeant a passé toute sa convalescence avant de regagner son pays, debout sur ses deux jambes, aidé par une canne.

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