France 24 à la rencontre des Marocains

La chaîne de télévision France 24 a tenu, au mois de juin, une conférence de presse à Casablanca avec pour principaux thèmes : la ligne éditoriale, la programmation ainsi que les audiences de la chaîne au Maroc.

France 24 est allée à la rencontre des téléspectateurs marocains. Le président-directeur général de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF), Alain de Pouzilhac, et la directrice des rédactions de France 24, Nahida Nakad, ont récemment tenu un point presse à Casablanca pour expliquer leur stratégie d’implantation au royaume chérifien. Par ailleurs, un partenariat avec la chaîne marocaine 2M sera signé très prochainement, selon le quotidien Le Matin.

Au Maroc, l’audience est surtout constituée de téléspectateurs qui regardent la chaîne en langue arabe. Le « Printemps arabe », entre autres, a été un levier pour la chaîne lui permettant ainsi de se positionner comme troisième force médiatique derrière Al-Jazeera et devant Al-Arabiya. France 24 ambitionne d’être présente partout dans le monde. D’ailleurs, Alain de Pouzilhac ne s’en cache pas : « L’objectif de notre chaîne, c’est le monde. Nous avons une vocation internationale pour rechercher l’actualité 24H/24 et 7J/7 ». De son côté, Nahida Nakad a rappelé que la chaîne n’avait « pas d’autres lignes éditoriales que celle de faire de l’information ».

Dans le Royaume, France 24 est la chaîne française la plus regardée. Les cadres et les dirigeants, avec 20% de part d’audience, sont les premiers « clients » de la chaîne, soit une progression de 16 points par rapport à 2010. Une audience quatre fois plus forte qu’Al-Arabiya.

Lancée en décembre 2006, France 24 est passée en quelques années de 9 à 45 millions de téléspectateurs. L’information est diffusée sur trois canaux, en français, en arabe et en anglais. Il s’agit du média francophone le plus suivi sur Facebook avec 1 300 000 fans. Quant à la page Twitter, ils sont, depuis avril 2012, 570 000 abonnés à suivre les tweets de la chaîne.

Lire aussi :

 La Tunisie rêve de ses touristes algériens et français

 Maroc : la liberté sexuelle en débat