En Algérie, musulmans et chrétiens prient pour Gaza à la basilique Notre-Dame d’Afrique


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La bande de Gaza
La bande de Gaza

La basilique Notre-Dame d’Afrique d’Alger, a été le temple ayant réunis des musulmans et des chrétiens pour des prières en faveur de la paix dans la Bande de Gaza.

Des musulmans et des chrétiens se sont réunis, samedi soir, dans la basilique Notre-Dame d’Afrique à Alger. L’objectif était de formuler des prières pour la paix au Proche-Orient, particulièrement à Gaza où les combats font rage. Près de 200 personnes ont répondu à l’appel de l’Église catholique d’Algérie pour prier en faveur de la paix dans ces territoires de combats.

La plupart des acteurs ayant pris part à ces séances de prières sont des diplomates étrangers et des responsables d’associations. L’ambassadeur de Palestine, Fayez Mohamed Mahoum Abu Aita, l’archevêque d’Alger, Jean-Paul Vesco, et le président de l’association algérienne Passerelles de la paix, Youcef Mecheria, faisaient partie des invités. Ils ont partagé un message de paix bien accueilli par les chrétiens et les musulmans.

Israël rappelle ses émissaires du Qatar

Ces moments de prières interviennent au moment où à Gaza, les combats font rage. Des affrontements entre l’armée israélienne et le Hamas, qui ont freiné l’élan de négociations. Lesquelles discussions avaient établi leurs quartiers au Qatar, facilitateur dans cette nouvelle escalade qui dure depuis le 7 octobre. D’ailleurs, Israël a rappelé ses émissaires du Qatar. De son côté, le Hamas affirme que des dizaines d’otages sont morts dans les bombardements.

Tsahal a confirmé la mort de sept d’entre les otages israéliens détenus par le Hamas, depuis le 7 octobre. La communauté internationale appelle à reprendre les négociations. Toutefois, le Hamas appelle à un arrêt des frappes israéliennes avant de poursuivre les discussions. Dimanche dernier, au troisième jour d’échange d’otages et de prisonniers, une marche d’envergure a été organisée à l’initiative du Front marocain de soutien à la Palestine et contre la normalisation.

Quatre jours de trêve à Gaza. Et après !

La ville marocaine de Casablanca avait abrité la manifestation. Les manifestants ont scandé des slogans louant la capacité du Hamas à imposer une trêve humanitaire temporaire à Israël. Le Qatar, l’Égypte et les États-Unis avaient réussi à décrocher une trêve humanitaire, pour une durée de 4 jours, renouvelable. La trêve était entrée en vigueur le 24 novembre. Sauf qu’elle n’a pas été renouvelée.

Pourtant, Tsahal avait promis une journée supplémentaire de trêve contre la libération de 10 otages. Au départ, il était question de la libération des 242 otages emmenés à Gaza lors les attaques du Hamas. Sauf qu’il y a eu une impasse ayant déclenché de nouvelles confrontations dans la bande de Gaza. Le Hamas ayant libéré, pour la plupart, des femmes et des enfants. Au premier jour, 24 otages israéliens ont été libérés, en échange de trente-neuf femmes et mineurs palestiniens.

60 Israéliens et 180 Palestiniens libérés

Au second jour, 17 otages israéliens ont été libérés par le Hamas, Israël ayant annoncé avoir libéré 39 prisonniers palestiniens. Pour le troisième jour, 13 Israéliens et 39 Palestiniens ont été libérés. Au quatrième de la trêve, ce sont juste six otages israéliens qui ont été libérés. Au total, le Hamas a libéré 60 otages israéliens tandis que Tsahal a élargi 180 prisonniers palestiniens.

Depuis le 7 octobre, l’armée israélienne mène des incursions dans la bande de Gaza. Une intervention qui a fait plus de 15 000 morts côté palestiniens. Selon les chiffres des autorités palestiniennes, plus de 6 150 enfants et plus de 4 000 femmes ont perdu la vie suite à des frappes israéliennes. Sans compter les plus de 36 000 blessés. Côté israélien, le Hamas a tué 1 200 personnes et fait 5 431 blessés et détient encore près de 200 otages.

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