Egypte : deux policiers tués dans l’explosion d’une bombe au Caire

deux policiers ont été tués dans l’explosion d’une bombe dans le nord du caire, et 29 autres ont été blessés.

Deux policiers ont été tués et au moins 29 autres ont été blessés ce lundi par l’explosion d’une bombe dans le nord de l’Egypte, près de la ville de Rosette. Le pays est en proie à une vague d’attentats perpétrés notamment par les combattants de l’organisation de l’Etat islamique (EI), a annoncé la police.
« Une bombe a explosé au passage d’un bus civil transportant des policiers qui se rendaient à leur travail », a indiqué un haut responsable de la police.

Pas plus tard que le jeudi 20 août, la branche égyptienne de l’EI a revendiqué un attentat à la voiture piégée qui a blessé au moins 29 personnes, dont six policiers, au Caire. L’attaque avait eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi. Dans un communiqué mis en ligne sur Twitter, l’organisation avait affirmé que « des soldats de l’Etat islamique ont réussi à viser, à l’aide d’une voiture piégée, le bâtiment des services du renseignement en plein cœur du Caire », précisant que l’attaque était destinée à « venger des frères martyrs ».

Depuis la chute de Mohamed Morsi l’Egypte est en proie à une vague d’attentats, mené en représailles à ce que les groupes armés radicaux considèrent comme un coup d’Etat. Destitué le 3 juillet 2013 sur ordre de l’actuel Président Abdel Fattah al-Sissi, Mohamed Morsi est issu de la confrérie des Frères musulmans. Il est toujours en détention et a été condamné à mort en juin 2015 aux côtés d’une centaine de co-accusés pour des évasions massives de prison et des attaques contre la police durant le soulèvement de 2011 contre Hosni Moubarak, qui fut contraint de démissionner. Il avait aussi été condamné à la prison à vie pour espionnage au profit du Hamas palestinien, du Hezbollah libanais et de l’Iran, soit 25 ans de réclusion.

Mais les avocats du Président déchu ont décidé de faire appel de ces condamnations. Dans ces deux affaires, « nous avons interjeté appel devant la Cour de cassation pour tous les condamnés en détention, y compris Mohamed Morsi », avait indiqué l’un de ses avocats Abdel Moneim Abdel Maqsoud. Les partisans de Mohamed Morsi se mobilisent parfois dans le pays malgré le risque de répression qu’ils encourent pour dénoncer l’injustice du régime actuel envers l’ancien dirigeant égyptien.