
Au lendemain de l’adresse à la Nation de Félix Tshisekedi, qui a précisé jeudi 27 août les contours du futur Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État, les premières réactions commencent à se faire entendre. Le Président congolais veut un processus largement ouvert et ancré dans les provinces, tout en posant une ligne rouge : l’inclusivité ne doit pas permettre aux mouvements ayant pris les armes contre l’État de transformer leurs conquêtes militaires en légitimité politique.
C’est dans ce contexte que Convergence pour l’Émergence du Congo (CEC), par la voix de Jean-Louis Tshimbalanga, apporte son soutien au principe du dialogue, à condition qu’il respecte la souveraineté nationale, l’ordre constitutionnel et la justice. L’organisation demande surtout que la diaspora congolaise soit pleinement associée au processus, estimant que ses compétences et son expérience peuvent contribuer à la reconstruction du pays.
La contribution remet également sur la table une proposition déjà formulée par la CEC : la création d’une Agence nationale d’accueil et d’accompagnement de la diaspora (ANAAD), structure publique qui servirait de passerelle permanente entre l’État et les Congolais de l’étranger, notamment pour accompagner leurs projets et leur retour éventuel au service du pays.
TRIBUNE – Par Jean-Louis Tshimbalanga, Convergence pour l’Émergence du Congo
Dialogue national inclusif : notre réaction à l’adresse du Chef de l’État
Nous, Convergence pour l’Émergence du Congo, saluons l’adresse à la Nation du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et les orientations claires qu’il a tracées pour le dialogue national inclusif.
Nous nous reconnaissons dans un dialogue ouvert aux filles et aux fils du pays, respectueux de la souveraineté nationale, de l’ordre constitutionnel et de la justice, où l’inclusivité ne saurait devenir un chemin vers l’impunité, encore moins un moyen de récompenser ceux qui ont trahi la Nation.
Répondant positivement à l’appel du Chef de l’État, nous souhaitons que cette dynamique de rassemblement s’étende pleinement à la diaspora congolaise, dont les compétences, l’expérience et l’engagement constituent une force pour la Nation.
Sa participation au dialogue lui permettrait non seulement de faire entendre sa voix, mais surtout de porter des propositions concrètes en faveur de la reconstruction et du développement du pays.
C’est dans cet esprit que nous réitérons notre souhait de venir présenter et défendre notre proposition de création de l’ANAAD, Agence nationale d’accueil et d’accompagnement de la diaspora, déjà portée dans notre précédente contribution.
Cette structure étatique, distincte du ministère de tutelle mais appelée à agir en complémentarité avec celui-ci, constituerait un véritable pont institutionnel entre la République et sa diaspora, afin que les compétences, les projets et les volontés de servir le Congo puissent enfin trouver un cadre permanent d’accueil, d’orientation et d’accompagnement.
Jean-Louis Tshimbalanga Convergence pour l’Émergence du Congo (CEC)




