
La 6ᵉ édition du Festival international des cultures des peuples sahariens (FICSA) a été le théâtre d’un événement inédit : une course de dromadaires organisée à proximité d’Amdjarass, réunissant 16 nations et des milliers de spectateurs. Portée par un partenariat entre institutions tchadiennes et émiraties, cette compétition entend valoriser un patrimoine culturel saharien millénaire.
Seize nations au rendez-vous pour trois courses
Lors des festivités marquant la 6ᵉ édition du Festival international des cultures des peuples sahariens, parvenu à sa deuxième journée, le Tchad a organisé pour la première fois une course de dromadaires à une vingtaine de kilomètres de la ville d’Amdjarass, ville hôte du FICSA.
En présence du Premier ministre, chef du gouvernement du Tchad, des représentants des délégations du Niger, du Burkina Faso et des Émirats arabes unis, ainsi que des membres du gouvernement tchadien, cette journée a été marquée par la participation de 16 nations à ce rendez-vous sportif, articulé autour de trois axes : une course locale, une course nationale et une course internationale, sur des parcours variant entre 2,5, 8 et 10 kilomètres, avec des primes allant de 1 000 dollars pour les coureurs figurant dans le top 20 à 5 000 dollars pour les vainqueurs de chaque catégorie, et une prime spéciale de 1 000 000 de dollars pour le grand vainqueur de la course internationale.
Un hommage aux traditions nomades inscrites au patrimoine de l’humanité
Cette course, qui a fait vibrer le public venu nombreux assister pour la première fois à un tel événement, a été organisée par la Fédération nationale de courses de dromadaires, en partenariat avec le ministère du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat.

Elle a également bénéficié d’un appui technique et financier conséquent de l’Union des Émirats pour les courses de chameaux et de la Fédération africaine des courses de dromadaires. Cet événement constitue un hommage à une tradition ancestrale héritée des communautés bédouines, célébrant le mode de vie nomade des peuples sahariens, une pratique inscrite en 2020 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
À l’issue de la course, les dix premiers coureurs ont été récompensés conformément aux textes réglementaires de cette compétition, laissant l’assistance conquise par cette activité qui tend à valoriser et préserver le patrimoine culturel saharien.





