
La perspective, encore hypothétique, d’une absence de l’Iran à la Coupe du monde masculine 2026 relance les spéculations sur un éventuel repêchage. Vu d’Afrique, et notamment de la RDC, toujours en lice dans le tournoi de barrage intercontinental, la réalité est moins favorable qu’on pourrait le croire : en cas de retrait iranien, la place libérée profiterait d’abord à l’Asie.
L’Iran a validé sa qualification pour la Coupe du monde 2026 dès le 25 mars 2025, comme l’a confirmé la FIFA. Mais la guerre et les perturbations régionales ont ouvert un débat nouveau sur sa présence effective dans le tournoi organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique. D’ailleurs, ce climat d’incertitude a poussé le sélectionneur de l’Irak, Graham Arnold, à demander à la FIFA un report du barrage intercontinental prévu à Monterrey, en expliquant que la fermeture de l’espace aérien irakien empêchait la préparation normale de son équipe.
Chez les hommes, l’Afrique observe mais l’Asie reste prioritaire
Pour un public africain, la question est simple : si l’Iran ne va pas au Mondial, la RDC peut-elle récupérer ce billet ? La réponse la plus probable est non. La FIFA a déjà fixé le cadre du barrage intercontinental : la RDC doit affronter le 31 mars prochain le vainqueur de Jamaïque–Nouvelle-Calédonie, tandis que l’Irak est placé dans l’autre voie face au vainqueur de Bolivie–Suriname. Dans le scénario évoqué publiquement par Graham Arnold, un forfait iranien profiterait d’abord à l’Irak, qui accéderait directement au Mondial, pendant que les Émirats arabes unis pourraient être rappelés pour prendre la place irakienne dans le barrage. L’Afrique, elle, ne gagnerait donc pas automatiquement un strapontin supplémentaire.
Autrement dit, même si la crise iranienne bouleverse le paysage du football mondial, la RDC resterait maîtresse de son sort sans bénéficier d’un repêchage politique. Pour la sélection congolaise, le chemin ne change pas : il faudra aller chercher la qualification sur le terrain.
Chez les femmes, en revanche, l’Iran semble surtout se diriger vers une non-qualification sportive plutôt que vers une exclusion. Donc pas d’opportunité pour les africaines.



