Côte d’Ivoire : première sanction après la fronde des militaires

La première sanction a fini par tomber. Près d’une semaine après la fronde des militaires qui avait agité les principales villes du pays, le Colonel Ali Coulibaly, basé dans la caserne de Bouaké, s’est fait remplacer.

Une semaine après les manifestations des militaires frondeurs dans les principales villes du pays, un Colonel de la caserne de Bouaké, où avait débuté la révolte, s’est fait remplacer. Ces ex-membres des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) réclamaient des arriérés de soldes et des meilleures conditions de vie, qui leurs ont été accordés par le Président Ouattara en personne.

Le Colonel Ali Coulibaly, ancien responsable du troisième bataillon d’Infanterie de Bouaké s’est fait remplacer, mardi, par le Lieutenant-Colonel, Hervé Touré Armand Pelikan, qui se fait appeler « Vetcho ».

Un proche d’Alassane Ouattara

Ce dernier serait un proche du chef de l’Etat, Alassane Ouattara, rapporte Koaci.com, qui a clairement pris ses distances depuis 2008 avec le président de l’Assemblée nationale et ancien chef des Forces Nouvelles, Guillaume Soro. Vetcho était, avant sa nomination, secrétaire général de l’Agence Nationale de Stratégie et d’Intelligence (ANSI).

Il avait procédé lui-même à l’arrestation de l’ex-Président Laurent Gbagbo, à l’hôtel du Golf, au moment de la crise post-électorale, et l’avait protégé pour empêcher les FRCI présents sur place de le lyncher.

Les luttes internes font rage entre ex-chefs des FRCI ayant porté Alassane Ouattara au pouvoir. L’occasion semble donnée à l’actuel Président d’assurer son assise sur un pouvoir qu’il a vu chanceler, il y a une semaine, quand les militaires étaient dans les rues.