Christian Abégan met en valeur le patrimoine culinaire africain


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Christian Abégan
Christian Abégan

Christian Abégan a fait de la gastronomie africaine son sujet de recherche depuis maintenant plus de deux décennies. Pour lui, il est impératif de la codifier afin « de la valoriser, de la préserver pour les générations futures et de la faire découvrir au reste du monde en l’adaptant sans pour autant la vider de son essence ».

Cette ambition s’apparente au combat d’une vie. La cuisine est une passion qui dévore le Camerounais depuis qu’il a 11 ans. Christian Abégan réalise sa première pièce montée alors qu’il a à peine 16 ans. « Mes parents ont très vite compris que j’aimais ça parce que je traînais en cuisine ». Son père fonctionnaire et sa mère informaticienne l’encouragent quand la pression sociale fait du métier qu’il veut exercer la planche de salut des ratés. En France, où il obtient son bac, le chef y cèdera quelque peu en faisant d’abord un école d’hôtellerie et en travaillant quelques années dans ce domaine.

La rencontre en 1987 avec le chef français Marc Marchant, alors patron des cuisines du Sofitel la Défense, rappelle à Christian Abégan sa passion de toujours. Le futur chef décide donc de retourner sur les bancs de l’école de cuisine Le Cordon Bleu. Son diplôme en poche, il retourne au Cameroun. « Je ne pouvais pas prétendre vouloir faire de la cuisine africaine sans aller à la source ». A Douala, il ouvrira quelques années plus tard son restaurant L’Abégan où sa cuisine expérimentale attire de nombreux convives. « Je faisais de la charcuterie à partir du gibier local ». Les recettes naissent et se dégustent par ceux qui sont prêts à participer à la croisière culinaire Abégan. « J’ai eu la chance de servir des épicuriens grâce à des personnalités comme Alain Bricard, alors Consul général de France au Cameroun, qui m’ont ouvert leurs tables et permis de « tester » mes créations. » Dans son restaurant, Christian Abégan transmet aussi son savoir en formant ses collaborateurs.

En 2009 il s’occupera à paris du restaurant Le Palanka, qui emprunte son nom à la mythique antilope noire d’Angola – palanca negra – que l’on pensait disparue, afin de remettre au goût du jour et redorer le blason de la gastronomie africaine dans les assiettes des amoureux du goût.

Aujourd’hui l’ambassadeur de l’art culinaire africain profite aussi de ces quelques pages pour nous livrer les raisons de sa passion des perles chevrons qu’il n’omet jamais de porter. Indéniablement, rencontre et partage sont les maîtres mots de cette nouvelle aventure.

Voir le livre Le Patrimoine culinaire africain aux éditions Michel Lafon

Voir la recette du poulet DG par Christian Abegan

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