Centrafrique : le gouvernement dénonce une tentative de sabotage des élections

Le Premier ministre centrafricain, Mahamat Kamoun, a dénoncé, ce mardi, une tentative de sabotage des élections après le regain de violences à Bangui survenu depuis samedi.

En Centrafrique, la violence a fait son grand retour, particulièrement à Bangui où depuis samedi, une vingtaine de personnes ont été tuées, et 80 autres blessées dans des affrontements interethniques. Le Premier ministre Mahamat Kamoun a dénoncé une tentative de déstabilisation de la Transition et de sabotage du processus électoral en cours.

Dans une interview accordée à Xinhua, Mahamat Kamoun, a affirmé que « la situation est relativement sous contrôle, nous avons le soutien des forces de sécurité intérieure et des forces internationales ». Il a par ailleurs précisé que le regain de violences dans la capitale centrafricaine est l’œuvre de groupes d’individus cherchant à faire échouer le processus électoral destiné à permettre un retour à l’ordre constitutionnel dans le pays.

Un avis que partage Catherine Samba-Panza, la présidente de la Transition, qui va encore plus loin en incriminant les anciens dignitaires du régime déchu de François Bozizé. En visite à New York pour assister à l’ Assemblée générale de l’ONU, la président de la Transition a écourté son séjour pour rejoindre la Centrafrique et tenter de gére la situation.

Les violences ont éclaté à la suite de l’assassinat d’un conducteur de moto-taxi de confession musulmane, samedi, au quartier PK5, lieu connu pour être le théâtre de violences inter-communautaires dues au conflit ayant opposé, entre 2013 et 2014, les ex-rebelles de la séléka, et les milices chrétiennes anti-balaka, présentées comme des partisans du Président déchu, François Bozizé.

Ce climat de tension que traverse actuellement le pays met en péril le respect du calendrier électoral déjà sous le feu des critiques de certains observateurs qui préconisent un réaménagement comprenant notamment un report de la Présidentielle.

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