Centrafrique : des centaines de manifestants appellent Samba Panza à démissionner, 3 morts

Trois manifestants ont été lundi par des casques bleus qui ont ouvert le feu, dans la capitale centrafricaine Bangui pour disperser un rassemblement de plusieurs centaines de personnes, qui ont appelé la présidente de transition Catherine Samba Panza à démissionner.

Les casques bleus ont ouvert le feu ce lundi pour disperser une manifestations de plusieurs centaines de personnes, qui se dirigeaient vers la présidence, dans la capitale centrafricaine Bangui. Au moins trois personnes ont été tuées. Les tirs ont eu lieu alors que les manifestants se dirigeaient à la mi-journée vers la présidence en réclamant la démission de la présidente de transition, Catherine Samba Panza, après les violences meurtrières du week-end.

Après la dispersion de la manifestation, des tirs d’origine indéterminée ont été entendus dans un autre quartier de la capitale et un adolescent a été tué par « une balle perdue ». Depuis ce lundi, Bangui est paralysée par des barricades érigées sur les principaux axes de la ville. Ce climat de vive tension fait suite aux violences meurtrières durant le weekend, qui a fait plus de 20 morts et une centaine de blessées, sans compter les pillages. De son côté, Catherine Samba Panza se trouve actuellement à New York pour prendre part à l’Assemblée générale des Nations unies.

La situation en Centrafrique est toujours chaotique. Hormis le fait que les violences sont quotidiennes entre groupes armés, les populations doivent aussi faire face aux pénuries sur les produits alimentaires, qui ne sont pas rares. Malgré le fait que les troupes françaises de l’opération Barkhane ou encore la force de l’ONU Minusca soient présentes en Centrafrique, l’ordre n’est toujours pas revenu.

Depuis la chute de François Bozizé, destitué par l’ancienne coalition et rébellion Séléka, la Centrafrique vit dans une véritable tourmente. D’autant que l’arrière pays, qui est hors de contrôle, est régulièrement le théâtre d’exactions en toute impunité. A l’approche des éléctions, de nombreux observateurs se demandent si le pays est prêt pour qu’elles puissent se tenir dans de bonne conditions.