
La controverse autour de l’attribution du titre de la CAN 2025 se poursuit alors que le Tribunal arbitral du sport (TAS) n’a pas encore rendu sa décision finale. Dans ce contexte, l’ancien international français Marcel Desailly a pris position en faveur du Sénégal, estimant que le résultat acquis sur le terrain doit prévaloir, malgré la décision administrative de la Confédération africaine de football (CAF).
Le dossier de la finale de la CAN 2025 continue d’alimenter les réactions dans le monde du football. Opposé au Maroc lors de l’ultime rencontre du tournoi, le Sénégal avait initialement remporté la finale sur le terrain avant que la CAF ne décide de retirer cette victoire à la suite d’une procédure disciplinaire. L’instance continentale a par la suite attribué le titre au Maroc. Une décision contestée par la Fédération sénégalaise de football, qui a saisi le TAS.
Une distinction entre terrain et décisions administratives
Dans l’attente d’un verdict définitif, plusieurs voix se sont exprimées sur cette affaire. Parmi elles, celle de Marcel Desailly, ancien champion du monde 1998 avec l’équipe de France. L’ancien joueur a livré sa lecture des événements dans un entretien accordé à Flashscore. Il y affirme que, selon lui, le Sénégal reste le vainqueur sur le plan sportif. Dans ses déclarations, Marcel Desailly a tenu à séparer clairement deux niveaux d’analyse : celui du jeu et celui des décisions institutionnelles.
Il a indiqué que, pour lui, le résultat acquis à l’issue du match constitue la référence principale pour désigner un champion. Il a ainsi déclaré que le Sénégal devait être considéré comme le vainqueur de la compétition sur la base de ce qui s’est déroulé sur le terrain. « On ne peut pas affirmer que le Maroc a remporté la CAN. Sur le terrain, pour moi, le champion d’Afrique, ça reste le Sénégal », a déclaré Marcel Desailly.
Une polémique relancée par d’autres interventions médiatiques
L’ancien défenseur a précisé que les procédures disciplinaires et les décisions des instances relèvent d’un autre cadre. Selon ses propos, ces éléments ne modifient pas l’expérience vécue par les joueurs durant la rencontre. Il a expliqué que, pour les acteurs du match, le souvenir du résultat sportif reste déterminant. Les propos de Marcel Desailly interviennent alors que la procédure engagée par la Fédération sénégalaise de football est toujours en cours devant le TAS.
Cette juridiction constitue la dernière instance habilitée à statuer sur les litiges sportifs internationaux. Aucune décision finale n’a encore été rendue à ce stade. La CAF, de son côté, maintient sa position issue de sa commission disciplinaire. L’instance considère que sa décision est conforme à ses règlements, ce qui conduit à reconnaître officiellement le Maroc comme vainqueur de la CAN 2025 en attendant une éventuelle révision par le TAS.
La position du journaliste français Alexandre Ruiz
Avant la sortie de Marcel Desailly, d’autres prises de parole avaient déjà contribué à alimenter le débat. Le journaliste français Alexandre Ruiz avait notamment affirmé que le Sénégal devait être considéré comme champion d’Afrique en se basant sur le résultat du match. Ses propos avaient été largement relayés dans plusieurs médias. Dans ses déclarations, Alexandre Ruiz avait insisté sur le fait que le coup de sifflet final marque la conclusion sportive d’une rencontre.
Il avait ainsi estimé que le vainqueur désigné à ce moment-là devait être reconnu comme tel, indépendamment des décisions administratives ultérieures. Sur le plan juridique, la situation reste inchangée. Le recours introduit par la Fédération sénégalaise vise à contester la décision de la CAF et à obtenir un réexamen du dossier. Le TAS doit examiner les éléments présentés par les différentes parties avant de rendre une décision définitive.
Une procédure toujours en attente de décision
En attendant cette décision, le statut du titre demeure encadré par la position officielle de la CAF. L’instance continue de considérer que le Maroc est le vainqueur de la compétition, conformément à la sanction prononcée après la finale. Parallèlement, la procédure en cours devant le TAS suit son déroulement selon les règles du droit du sport. La décision devra trancher définitivement la question de l’attribution du trophée, mettant fin à un litige qui oppose actuellement les instances dirigeantes du football africain à la Fédération sénégalaise.





