Burundi : la foule fraternise avec les militaires

Alors que l’incertitude demeure sur l’issue du coup d’Etat organisé par l’armée, dans la capitale burundaise, Bujumbura, des scènes de liesse sont visibles dans les rues tandis qu’une partie de la foule fraternise avec les militaires.

La foule est en liesse dans la capitale burundaise Bujumbura. La population descendue dans les rues fête l’annonce, ce jour, de la destitution du Président Pierre Nkurunziza par l’ancien chef du service de renseignements, le général Godefroid Nyombare.

Alors que l’armée se dirige actuellement vers le centre-ville de la capitale, la police serait en train de se retirer. Sa présence se ferait beaucoup plus discrète dans les rues.

L’armée a les faveurs des opposants au pouvoir pour s’être interposée à plusieurs reprises entre les protestataires et les policiers pour éviter les dérapages.

Les véhicules militaires sont assaillis par les badauds.

Démenti de la présidence

La président de la République a démenti le coup d’Etat, dans un communiqué : « cette tentative de coup d’Etat a été déjouée et que ces gens, qui ont lu ce communiqué de coup d’Etat via des radios locales privées sont recherchés par les forces de défense et de sécurité afin qu’ils soient traduits en justice ».

Le Président Pierre Nkurunziza est actuellement en Tanzanie, à Dar es Salaam où devait se tenir un sommet des chefs d’Etat des cinq pays de la Communauté Est-africaine (EAC) que sont le Burundi, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda et la Tanzanie, pour résoudre la crise. Sur Twitter, il a aussi indiqué qu’il n’y avait « pas de coup d’Etat ».

Depuis deux semaines, les manifestations se succèdent dans la capitale, Bujumbura, pour s’opposer à la candidature à un troisième mandat du Président Pierre Nkurunziza.