Burundi: l’élection présidentielle reportée au 15 juillet, l’opposition rejette la date

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) du Burundi a décidé du report des élections législatives et communales au 26 juin prochain tandis que la Présidentielle se déroulera le 15 juillet. Les partis politiques d’opposition et la société civile ne reconnaissent pas ces nouvelles dates.

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Pierre-Claver Ndayicariye, a annoncé, ce lundi 8 juin 2013, au soir, que les élections législatives et communales se dérouleront le 26 juin, tandis que le scrutin présidentiel est prévu le 15 juillet. L’opposition et la société civile, qui n’ont pas pris part à la réunion, ne reconnaissent pas la légitimité de l’institution.

Des dates préconisées par l’EAC ?

Depuis que deux membres de la CENI sur cinq ont démissionné et fui à l’étranger, l’opposition a indiqué ne pas reconnaître les décisions de l’institution qui doivent normalement se prendre par consensus ou avec une majorité des 4/5ème des membres, rapporte Romandie.com. Elle a demandé l’ouverture de négociations pour la mise en place d’une nouvelle institution.

Claver Ndayicariye a ajouté que les nouvelles dates correspondaient au calendrier électoral préconisé par les chefs d’Etat de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC). Ils avaient proposé un report d’au moins six semaines pour l’organisation des élections.

« Eviter le vide constitutionnel »

Le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, a fait part de sa préoccupation d’éviter le vide constitutionnel. Les conseils communaux doivent entrer en fonction au plus tard le 8 juillet afin de pouvoir élire les sénateurs. Le nouveau Parlement doit être mis en place au plus tard le 9 août tandis que le président de la République doit être élu le 26 août, dernier délai.

Près de 17 partis politiques d’opposition ont signé une lettre commune, en début de mois, plus précisément le 3 juin dernier, qui affirme leur volonté de reprendre le dialogue avec le gouvernement. Les partis politiques d’opposition et la société civile ont récemment demandé le remplacement du médiateur de l’ONU, Saïd Djinit, accusé de partialité en faveur du pouvoir.