Burkina Faso : d’anciens ministres de Blaise Compaoré exclus de la Présidentielle

Le Conseil constitutionnel au Burkina Faso a finalement retenu 14 candidats pour l’élection présidentielle du 11 octobre prochain. Les anciens ministres de l’ex-Président démissionnaire Blaise Compaoré ont été exclus du processus électoral.

Les ex-ministres du Président démissionnaire Blaise Compaoré ont presque tous été exclus de la course à l’élection présidentielle du 11 octobre prochain au Burkina Faso, conformément à une nouvelle disposition du code électoral, condamnée par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Le Conseil constitutionnel a retenu, ce jeudi 10 septembre 2015, 14 candidats.

Une nouvelle disposition du code électoral votée par le Conseil national de transition, en avril dernier, exclut les anciens partisans de Blaise Compaoré qui ont soutenu sa volonté de modifier la Constitution pour lui permettre de se présenter à une nouvelle élection présidentielle.

Les 14 candidats retenus par le Conseil constitutionnel

1. Ram Ouédraogo (Rassemblement des écologistes du Burkina, RDEB)

2. Ablassé Ouédraogo (Le Faso autrement)

3. Zéphirin Diabré (Union pour le progrès et le changement)

4. Wendkouni Victorien Barnabé Tougouma (Mouvement africain des peuples (MAP)

5. Tahirou Barry (Parti pour la renaissance nationale, Paren)

6. Roch Marc Christian Kaboré (Mouvement du peuple pour le progrès, MPP)

7. Jean-Baptiste Natama (candidat indépendant)

8. Saran Sérémé/Séré (Parti pour le développement et le changement)

9. Françoise Toé, (candidate indépendante)

10. Issaka Zampaligré (candidat indépendant)

11. Adama Kanazoé (Alliance des jeunes pour l’indépendance et la République)

12. Me Bénéwendé Stanislas Sankara (Union pour la renaissance/parti
sankariste, UNIR/PS)

13. Boukaré Ouédraogo (candidat indépendant)

14. Maurice Denis Salvador Yaméogo (Rassemblement des démocrates du Faso)

Cette disposition avait pourtant été condamnée par la CEDEAO. L’ancien ministre des Affaires étrangères, le général Djibril Bassolé, et l’ex-ministre des Sports, le colonel Yacouba Ouedraogo ont notamment été victimes de cette évolution de la loi électorale ainsi que des dizaines d’autres personnalités.

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Deux grands favoris

Roch Marc Christian Kaboré du Mouvement du peuple pour le progrès est un deux grands favoris. Ancien proche de Blaise Compaoré par ailleurs ancien ministre, entré dans l’opposition l’année dernière, il est un des instigateurs de la modification constitutionnelle devant permettre une nouvelle candidature de l’ancien Président, avant de devenir un adversaire de cette modification. Zéphirin Diabré de l’Union pour le progrès et le changement est le deuxième grand favori. Ancien ministre de l’Economie et des Finances, conseiller du chef de l’Etat déchu, il a été président du Conseil économique et social (CES) puis numéro deux du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le patron en Afrique et au Moyen-Orient de la multinationale française Areva.

Figurent également parmi les candidats, Benewendé Sankara, le candidat des sankaristes ainsi que Ram Ouedraogo le chef des écologistes. Parmi les anciens opposants à la modification constitutionnelle sont présents Ablassé Ouedraogo du Faso Autrement et Saran Sereme, chef de file du Parti pour le développement et le changement. Cette élection doit clôturer près de 11 mois de transition depuis la démission de Blaise Compaoré, le 31 octobre 2014, après 27 ans à la tête du Burkina Faso.